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L’Afsca veut faire euthanasier le chaton d’une candidate de Miss Belgique: le Conseil d’État rejette la demande introduite par la jeune femme

L’Afsca veut faire euthanasier le chaton d’une candidate de Miss Belgique: le Conseil d’État rejette la demande introduite par la jeune femme
Capture vidéo VTT

La saga du chaton péruvien a commencé début avril, lorsque l’étudiante en question a ramené le petit félin dans un vol qui la rapatriait en Belgique en raison de la crise du coronavirus, et ce sans suivre la procédure adéquate.

Le Pérou est un pays à haut risque pour la rage, une maladie infectieuse mortelle qui peut également affecter les humains. La jeune femme a indiqué que le chaton avait été vacciné avant le voyage et disposait d’anticorps.

L’Afsca souligne toutefois que la propriétaire était au courant de l’interdiction de ramener l’animal, étant donné qu’aucun test ne peut détecter la maladie chez les animaux vivants et qu’une vaccination ne fournit pas de protection pour les animaux qui sont déjà infectés. Il n’y aurait dès lors aucune certitude sur l’immunité du félin, selon l’agence fédérale.

L’étudiante souhaite que son chaton soit placé en quarantaine plutôt qu’euthanasié. L’Afsca a dès lors envoyé la police à son domicile plus tôt dans la semaine et l’a poursuivie en justice.

L’affaire a été introduite vendredi devant le tribunal de première instance néerlandophone d’Anvers, mais reportée au 29 mai afin de laisser suffisamment de temps à la défense et aux parties civiles pour préparer leurs conclusions.

L’organisation de défense des animaux Gaia et le ministre flamand du Bien-être animal Ben Weyts (N-VA) sont intervenus dans le dossier en faveur de l’étudiante. « La réglementation européenne stipule que la quarantaine est l’une des options et que l’euthanasie ne devrait être autorisée, en dernier recours, que si la quarantaine s’avère absolument impossible », a argumenté le président de Gaia Michel Vandenbosch.

« Nous sommes ici absolument convaincus qu’il existe un réel danger que cet animal développe la rage et qu’il pourrait y avoir des victimes. Dans les circonstances actuelles, l’euthanasie est la seule option pour nous, même si nous le regrettons », a déclaré, pour sa part, Philippe Houdart, responsable de la prévention et de la sensibilisation et vétérinaire à l’Afsca.

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