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L’affaire Wesphael sur Netflix à la fin de l’année: «C’est une vraie saga, digne d’une œuvre d’art», nous dit Pascal Vrebos, aux manoeuvres

Pascal Vrebos
Pascal Vrebos - D.R.

Pascal, pendant le confinement, vous avez continué à présenter « L’invité » sur RTL. Le rendez-vous du dimanche n’a d’ailleurs jamais fait autant d’audience. Avez-vous senti que les politiciens ont adopté une attitude différente en cette période ?

C’est une bonne question… Je dirais que depuis un mois et demi ils sont plus conscients de leur fonction et de la difficulté de leur tâche.

Ils affichent une plus grande humilité ?

On peut dire ça… Ils sont en tout cas conscients des incertitudes et des incertitudes politiques au sens large avec ce gouvernement de transition. Vu l’urgence, ils essaient d’aplanir les choses. Mais je ne reçois pas davantage de réponses positives à mes invitations… au contraire presque. Ils attendent de savoir ce qu’il va se passer.

Outre « L’invité » vous avez avancé sur plusieurs projets pendant le confinement. Et notamment la série documentaire avec Georges Huercano (pour RTL) sur l’affaire Wesphael… Où en est-elle ?

On a beaucoup travaillé par vidéoconférence pour la post production de cette série. On est dans les temps. On aura un tout petit peu de retard, c’est tout. Tous les tournages ont été faits avant le confinement. Le montage, la post-production restent un travail très important à faire.

On peut s’attendre à une diffusion mondiale sur Netflix pour quand ?

Le documentaire passera à la fin de l’année sur Netflix.

C’est un documentaire en six épisodes avec les intervenants de l’affaire, notamment l’un de nos collaborateurs chez Sudpresse qui a suivi tout le dossier. Mais il y a aussi de la fiction avec des reconstitutions. À quels acteurs avez-vous fait appel ?

Malheureusement, je ne peux rien dire, on a signé un contrat de confidentialité. Pour les reconstitutions, on a seulement fait appel à des figurants, on ne voit pas leur visage. On a bien sûr, comme il s’agit vraiment d’un documentaire, rencontré les protagonistes de l’affaire, un peu partout en Belgique.

Fabriquer une série documentaire pour le géant Netflix, qui touche plus de 180 millions de personnes dans le monde, ce n’est pas anodin. Cela change dans la manière de travailler ?

Eh bien, ça ne change pas énormément ! Ce qui change, c’est que Netlfix, ce n’est par Arte. Ce que je veux dire par là, c’est que quand on travaille à quelque chose pour Netflix, que ce soit une fiction ou un documentaire comme ici, on s’adresse au monde entier. Il faut que le Thaïlandais, le Chinois, le Bulgare puisse accrocher alors qu’il appartient à des cultures différentes. C’est très excitant, de s’adresser au plus grand nombre.

C’est sûr que le téléspectateur belge connaît l’affaire Wesphael. L’américain, pas sûr qu’il en ait entendu parler…

Les Belges connaissent l’histoire oui, mais je ne suis pas sûr qu’ils connaissent tout dans les détails. C’est une vraie saga, à tous les niveaux… C’est digne d’une œuvre d’art, de la « Comédie humaine » de Balzac, ça pourrait faire un roman ! C’est riche, complexe, émouvant. En fait Netflix recherche ça : des histoires du terroir, à portée universelle.

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