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Les masques chirurgicaux jetés dans la nature mettront des centaines d’années à se dégrader

123RF
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Il est hélas devenu courant de voir des masques que des gens jettent n’importe où, en rue, le long des routes, dans la nature. Geste imbécile et qui n’est pas sans conséquence.

D’abord, le masque peut représenter un danger, car il est susceptible d’être contaminé. Cela met donc potentiellement en danger les personnes qui les ramassent. Mais il y a une autre conséquence. Les masques qui ne seront pas ramassés vont se retrouver dans la nature. Et y rester pour des dizaines et même des centaines d’années.

Les masques chirurgicaux sont fait en polypropylène, un polymère qui s’apparente à du plastique, dont on connaît les conséquences sur l’environnement.

« Le polypropylène n’est pas biodégradable dans la nature, ni compostable. Il va se dégrader par l’action des UV, l’oxydation dans un processus qui peut prendre des dizaines voire des centaines d’années. Mais sans qu’au final il ne soit biodégradé », explique au Huffington Post Ludwik Leibler, membre de l’Académie des sciences et directeur de laboratoire au CNRS-ESPCI.

On peut estimer qu’un masque de type FFP2 va mettre 450 à 500 à à se dégrader. Et lorsqu’il aura disparu à la vue, il sera pourtant encore présent dans la nature. « Le polypropylène est assez friable, ses molécules vont se couper en plus petites molécules qui ne pourront pas être assimilées par l’environnement et qui vont donc entraîner une pollution », poursuit le spécialiste.

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