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Une charte à faire signer aux agents: ce qu’il y a dans ce document conçu par le Standard

Amallah et Preud’homme (à gauche et au centre), ici avec Carcela, partagent un agent
: Mogi Bayat. @Photo News
Amallah et Preud’homme (à gauche et au centre), ici avec Carcela, partagent un agent : Mogi Bayat. @Photo News

Dans la foulée du scandale qui avait frappé le football belge, charriant son lot de perquisitions, d’interpellations et d’inculpations, le FC Bruges avait pris, en janvier 2019 et dans un souci avoué de transparence, des mesures pour tenir à l’écart les agents malhonnêtes, en faisant signer à tout intermédiaire désireux de réaliser des affaires avec lui un contrat (« Know your agent ») truffé de conditions très strictes. À prendre ou à laisser !

Le FC Malines, reconnu dans le chef de certains de ses dirigeants coupable de falsification de match par la Cour belge d’arbitrage pour le sport (CBAS) autour de l’agent Dejan Veljkovic, en avait fait de même en octobre 2019, en obligeant les agents de joueurs désireux de négocier avec le Kavé à signer un code de conduite et donc, à travers celui-ci, à s’engager à travailler de façon correcte.

Aujourd’hui, c’est le Standard qui suit le mouvement, en faisant entrer en vigueur une « Charte des agents ». Épousant les contours d’un document riche de huit points, consultable sur le site du club, celle-ci constitue donc désormais un passage obligé pour tous les agents appelés à travailler, à l’avenir, avec le club liégeois, lesquels devront dès lors accepter les clauses dudit document et le signer pour accord, avant de pouvoir entamer la moindre négociation avec le Standard. Ce sera « non négociable », dit-on à Sclessin, ajoutant que les intermédiaires qui s’occupent des joueurs déjà actifs en bord de Meuse sont en train de signer cette charte.

Que retenir ? Parmi les conditions imposées, le point 4 relatif aux situations de conflits d’intérêts stipule, par exemple, qu’« un joueur ou un entraîneur ne pourra se faire représenter que par un seul intermédiaire », alors que « le Standard veillera à ce qu’un intermédiaire ne puisse représenter un nombre trop important de joueurs et/ou entraîneurs au sein de son équipe première et ses équipes de jeunes ». Sans pour autant fixer clairement une limite alors qu’on sait qu’en plus de Michel Preud’homme, Mogi Bayat, dont on connaît toute l’importance qu’il a prise à Sclessin malgré son inculpation dans le « Footbelgate », gère, au sein de l’effectif professionnel liégeois, les intérêts de Noë Dussenne, Nicolas Raskin et Selim Amallah, en plus d’être intervenu dans les transferts d’Obi Oulare et Denis Dragus.

Le document, dont le Standard fera ce qu’il a envie d’en faire, évoque aussi les commissions à verser aux agents, avec deux systèmes proposés. Soit 10 % du salaire brut du joueur payable annuellement durant toute la durée du contrat tant que le joueur fait toujours partie des effectifs du Standard, soit 7 % garantis durant toute la durée du contrat même si le joueur quitte les bords de Meuse anticipativement.

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