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Coronavirus: malgré certains «ratés», toutes les écoles disposent à présent de masques en tissu, assure la ministre de l’Éducation Caroline Désir

Coronavirus: malgré certains «ratés», toutes les écoles disposent à présent de masques en tissu, assure la ministre de l’Éducation Caroline Désir
Isopix

«On peut se plaindre de certains ratés, mais on a réussi à équiper tout le monde dans une situation de marché hyper tendu», a-t-elle commenté en réponse à plusieurs questions de députés mardi en commission du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles sur la qualité parfois médiocre des masques réceptionnés par les directions.

Devant les députés, Mme Désir a expliqué que le gouvernement avait sollicité trois fournisseurs de masques en tissu pour un premier lot de 500.000 masques aux écoles en vue de la rentrée du 18 mai dernier.

L’un d’eux, qui devait livrer à lui seul 300.000 masques, a toutefois fait savoir quelques jours avant l’échéance qu’il ne serait pas à même de respecter les délais fixés.

Le gouvernement de la Fédération s’est alors tourné en urgence vers le ministre fédéral Philippe De Backer qui a pu fournir au pied levé 600.000 masques chirurgicaux en papier déclassés pour un usage en milieu hospitalier, mais toujours suffisamment protecteur pour un usage courant.

La Communauté germanophone a, elle, pu dépanner la FWB en lui offrant 50.000 masques en tissu très épais.

Ces deux solutions ont dès lors permis la livraison des masques aux écoles le week-end précédent la rentrée du 18 mai. «Toutes les écoles ont reçu le matériel (de protection) requis. L’insuffisance de masques n’a donc pu être la cause de la non-réouverture d’écoles», a-t-elle assuré.

Certaines écoles avaient par ailleurs pu s’équiper préalablement par d’autres canaux (communaux, associations, etc.), a-t-elle ajouté.

Les 300.000 masques en tissu en retard de livraison ont finalement pu être distribués les 23 et 24 mai, a conclu Mme Désir.

Les enfants de télétravailleurs ne sont pas d’office exclus des garderies

Les parents qui télétravaillent sont autorisés à confier leurs enfants aux garderies assurées par les écoles durant la crise sanitaire.

Si ces garderies ont dans un premier temps été organisées pour les parents devant être physiquement présents sur leur lieu de travail, «cela ne veut pas dire que les parents qui télétravaillent en sont exclus», a indiqué mardi la ministre de l’Education, Caroline Désir (PS), en commission du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

«Mais si certaines écoles arrivent à saturation pour ces demandes de garderie, celles-ci peuvent alors fixer des priorités d’accès», en privilégiant d’abord les parents devant être physiquement sur leur lieu de travail, a-t-elle précisé en réponse à plusieurs questions de députés.

Ceux-ci relayaient les difficultés vécues par certains parents après 11 semaines de confinement à télétravailler tout en s’occupant de leurs jeunes enfants.

D’après ces députés, certaines directions d’écoles n’hésiteraient pas à recourir à des pratiques de dissuasion auprès des parents pour qu’ils gardent leurs enfants chez eux.

«Si des parents estiment être face à des situations abusives, ils doivent le faire savoir auprès de l’administration de l’enseignement», a insisté Mme Désir.

Un formulaire de dépôt de plainte en ligne a d’ailleurs été rédigé à cet effet. Il est consultable sur le site enseignement.be

Selon la ministre Désir, le taux de présence moyen dans les garderies scolaires était de 3 à 4% la semaine dernière, mais ce chiffre va croissant. Au début du confinement mi-mars, il n’était ainsi que de 2%.

Devant les députés, Mme Désir a répété qu’en vertu des règles sanitaires actuelles, les écoles seront rapidement dans l’incapacité d’absorber un trop grand nombre d’enfants confiés aux garderies.

Si ces normes ne sont pas assouplies, il faudra alors recourir aux dispositifs ATL (Accueil temps-libre) existants dans les communes, a-t-elle conclu.