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La vie après le coronavirus? «Un plan de relance, oui mais fédéral, concerté, pas seulement régional»

Olivier de Wasseige
Olivier de Wasseige - Belga image

Dans les colonnes de La Libre Belgique mercredi, l’administrateur délégué de l’Union wallonne des entreprises (UWE) regrette que chaque Région ait fait cavalier seul tant sur le dépistage que la réouverture des écoles ou encore la gestion des masques.

« Pour beaucoup de secteurs d’activité, il faudra des mois, voire des années, pour revenir à la configuration d’avant la crise », déplore M. de Wasseige, rappelant que près d’une entreprise sur cinq estime que le risque de faillite est réel. D’où la nécessité selon lui d’un grand plan de relance « dont on discute en coulisses ». Mais globalement, « on n’est pas très loin dans ces discussions », admet-il, confirmant au niveau wallon des discussions entre les cabinets Borsus, Di Rupo, etc.

« Mais ce dont on a surtout besoin, c’est d’un plan national de relance, pas seulement de plans régionaux », plaide-t-il. « Nos institutions ne fonctionnent pas, c’est l’un des principaux enseignements de cette crise ».

« Dans ce contexte, un plan de relance national, coordonné avec les Régions, est crucial », poursuit-il. « S’il faut appeler à plus long terme à une révision de notre mode de fonctionnement institutionnel, plus ponctuellement un plan de relance doit être concocté rapidement en ne pénalisant pas les générations futures – entendez qu’il faudra faire des choix sur le plan budgétaire – et en soutenant les entreprises ou secteurs d’activité qui ont de l’avenir, qui auront une valeur ajoutée pour notre économie », développe-t-il.

Selon M. de Wasseige, un tel plan de relance doit prioritairement soutenir les investissements en recherche et développement (R&D) et en innovation.

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