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Ryanair: «On négocie des réductions de salaires qui, si elles sont convenues, réduiraient, voire élimineraient les pertes d’emplois en Belgique»

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Ryanair: «On négocie des réductions de salaires qui, si elles sont convenues, réduiraient, voire élimineraient les pertes d’emplois en Belgique»

De son côté, le syndicat chrétien CNE demande une réponse claire au transporteur à bas coûts quant aux menaces qui pèsent sur l’emploi de 30 membres du personnel de cabine et une quarantaine de pilotes en Belgique. Il appelle Ryanair à lancer la procédure Renault pour les licenciements collectifs.

«Dans certains pays, comme l’Irlande et le Royaume-Uni, nous sommes arrivés à un accord sur les coupes salariales», confie Michael O’Leary, le patron du groupe Ryanair.

Les pertes d’emplois sont importantes partout à travers l’Europe, «sans exception», reconnait-il. «La crise sanitaire entraînera une diminution du trafic aérien (de Ryanair) de 50% dans les 12 prochains mois», insiste le CEO.

Lundi, la Belgian Cockpit Association (BeCA), l’organisation professionnelle représentant les pilotes de ligne en Belgique, évoquait la menace d’un licenciement de 25% des pilotes Ryanair basés en Belgique.

De son côté, la CNE fait à nouveau part de ses craintes mercredi. Le syndicat chrétien dit, en effet, ne pas avoir eu de contacts avec le transporteur irlandais depuis dimanche dernier. «Nous souhaitons que la procédure Renault soit lancée au plus vite», a exigé son secrétaire permanent pour le secteur aéronautique, Didier Lebbe.

«On parle du licenciement de 30 membres du personnel de cabine et de 44 pilotes. Nous sommes furieux. Actuellement, nous bénéficions d’un chômage économique à mi-temps», selon M. Lebbe, qui demande de la clarté de la part de la compagnie irlandaise.

Ryanair tempère, pour sa part: «Nous sommes actuellement en négociation avec les syndicats de pilotes et de personnel de cabine en Belgique sur des réductions de salaires qui, si elles sont convenues, réduiraient considérablement, voire élimineraient les pertes d’emplois en Belgique». «La crise est bien plus importante que lors des attentats du 11 septembre. Nous n’utilisons pas cette crise mais nous tentons d’y survivre», assure Michael O’Leary.

Ryanair a encore rappelé son intention de faire appel à la justice européenne contre les sociétés aéronautiques qui ont bénéficié d’aides d’Etat, telles que SAS ou Lufthansa.

Le transporteur à bas coûts reprendra officiellement une partie de son programme de vols en Europe à partir du 1er juillet. «Nous reprenons 40 % de notre programme de vols au départ de Bruxelles Zaventem et de Bruxelles Charleroi et nous pensons que le taux de remplissage se situera entre 50 et 60%. Il faudra des tarifs bas et un taux de remplissage plus faible dans les deux prochains mois pour que les vols reprennent en Europe, mais nous devons faire en sorte que ces vols européens reprennent pour sauver notre industrie du tourisme avant la rentrée scolaire de septembre», relève Ryanair.

Cette reprise vaut donc également pour les aéroports de Charleroi et Zaventem, même s’il n’est pas impossible que quelques lignes reprennent fin juin, reconnait-t-on mercredi chez Brussels South Charleroi Airport. Cela reste cependant à confirmer et est fonction de la levée des restrictions de voyage dans les pays de destination, y précise-t-on encore.

Ce que confirme Ryanair: «certaines lignes reprennent fin juin, mais nous avons annoncé la date du 1er juillet, car c’est à cette date que 40% de notre programme pour l’été 2020 sera disponible à la réservation».

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