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L’affaire de «Katje Lee» est loin d’être terminée: «Notre priorité est de trouver ce chat, c’est une question de santé publique» réagit encore l’AFSCA

Selena et son petit chat Lee
Selena et son petit chat Lee

« Entre 2017 et mi-2019, plus de 300 cas de rage ont été signalés au Pérou et dans la région de Cuzco (d’où est originaire le chat), comme on peut le lire sur le site de l’OIE », l’Organisation mondiale de la santé animale, indique l’AFSCA. « C’est aussi un virus mortel pour l’homme : chaque année, la rage tue 55.000 personnes. »

Le chat Lee a été importé de manière illégale en Belgique. Les autorités sanitaires péruviennes, sollicitées pour examiner les possibilités de rapatriement du chaton, ont refusé cette demande.

« Dans une déclaration, l’ambassadeur péruvien indique qu’aucun cas de rage chez les chats n’a été signalé dans cette région. La question n’est toutefois pas de savoir quelle espèce est infectée. Si des animaux infectés sont trouvés dans une région, toutes les espèces de cette région pourraient être infectées par la rage et sont donc potentiellement en danger », ajoute l’AFSCA mercredi. L’agence rappelle par ailleurs que la rage peut se manifester jusqu’à 12 mois plus tard.

« Nous comprenons l’émotion qui naît de cette histoire, mais pour protéger des centaines de personnes et d’animaux, notre priorité aujourd’hui est de trouver le chat. Il s’agit d’une question de santé publique », conclut l’AFSCA, qui cite par ailleurs Steven Van Gucht, responsable du laboratoire national belge de référence pour la rage : « Aussi difficile que cela puisse être, l’AFSCA doit appliquer les règles, qui sont les mêmes pour tous. La Belgique est exempte de la rage depuis 2001 et cela doit le rester. Il n’existe aucun test qui puisse montrer si l’animal est porteur du virus ou non. De plus, une vaccination ne protège pas contre la maladie si l’animal a déjà été exposé avant celle-ci. »

L’affaire du « katje Lee » défraie la chronique en Flandre.

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