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Caroline Désir sur la décision de reprise scolaire: «Nous n’allons pas sanctionner les élèves si certains parents ne les mettent pas à l’école»

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Caroline Désir sur la décision de reprise scolaire: «Nous n’allons pas sanctionner les élèves si certains parents ne les mettent pas à l’école»

C’est la décision qui est dans tous les têtes et toutes les discussions ce jeudi matin : tous les élèves de maternelles et primaires vont reprendre le chemin des classes, respectivement le mardi 2 juin et le lundi 8 juin. Cette nouvelle étape dans le déconfinement peut néanmoins être « différée ou adaptée », comme l’a précisé Caroline Désir dans la foulée dans une circulaire envoyée aux écoles.

Ce jeudi matin, la Ministre de l’éducation était l’invitée politique de Fabrice Grosfilley sur BEL-RTL pour commenter cette grosse actualité. Incompréhension des parents, colère des directeurs, sanctions… Caroline Désir a tenté d’apporter les réponses aux questions que tout le monde se pose. Extraits choisis.

Sur le sentiment des directeurs. « Beaucoup de directeurs ont le sentiment qu’on se moque d’eux, car on leur avait donné une check-list de 150 points à valider pour les 18 et 25 mai. Il y a cependant des mesures qui restent, comme les gestes barrières, les circuits à emprunter au sein de l’école… Et on devra sans doute le faire encore longtemps ».

Pas de sanction ! « Nous n’allons pas sanctionner les enfants si certains parents ont peur et ne les mettent pas à l’école (pas de sanction au niveau des allocations familiales non plus). Et on va tenir compte des capacités organisationnelles des écoles et de leurs pouvoirs organisateurs à qui on a demandé énormément ces dernières semaines. Une réalité locale n’est pas l’autre, et on va continuer à travailler avec eux dans les prochains jours »

Tous les élèves d’une classe concernés.« On va pouvoir considérer le groupe classe comme une bulle de contact. Cette bulle ne doit pas être mélangée avec d’autres bulles de contact. Donc on demande que les élèves d’une classe jouent entre eux dans la cour de récréation. Et à tous les moments, ce sont les adultes, les membres du personnel, qui doivent être protégés. On sait que les taux de fréquentation actuels feront qu’on n’arrivera pas à un chiffre de 25 élèves par classe, par exemple. Mais les experts ont dit que c’est tout le groupe classe qui pouvait être considéré comme une bulle de contact ».

Sur les nouveaux apprentissages.« Si on peut retourner physiquement à l’école, on peut faire de nouveaux apprentissages. Rattraper le temps perdu ? En trois semaines, tout est relatif. On va laisser ça à l’appréciation des enseignants et leur faire confiance. Ça dépendra éventuellement du nombre d’enfants en classe »

Concernant les écoles secondaires.« Non, on considère les adolescents comme des adultes face à cette épidémie. Nous avons fait le choix de ne pas aller plus loin que ce qui avait été décidé. Donc ça ne concerne toujours que les 2e et les 6e années. Et pour les enfants en difficulté scolaire, identifiés par leur professeur, la possibilité est activée »