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Ce Belge a osé changer sa plaque d’immatriculation en… «Covid-19»: «Je pense vraiment que je n’ai rien fait de mal»

Ce Belge a osé changer sa plaque d’immatriculation en… «Covid-19»: «Je pense vraiment que je n’ai rien fait de mal»

FM est un entrepreneur en jardinage habitant à Wetteren. À 36 ans, l’homme s’est dernièrement fait un petit plaisir en personnalisant la plaque d’immatriculation de sa Mercedes. Cela fait plusieurs semaines qu’il a introduit sa demande au Service d’immatriculation des véhicules (DIV). Demande qui n’avait pas pu être traitée en raison du confinement.

Il y a dix jours, FM a finalement reçu son sésame. « Je n’étais pas sûr qu’ils approuveraient. Je sais que les messages politiques ou les jurons, par exemple, ne sont pas autorisés. Je ne savais donc pas ce qu’ils penseraient de mon idée. Mais apparemment, ce n’était pas un problème », raconte-t-il au Nieuwsblad. Car effectivement, le choix surfe sur l’actualité du coronavirus. « COVID-19 », voici sa nouvelle plaque d’immatriculation.

Évidemment, celle-ci ne passe pas inaperçue. Aussitôt mise, aussitôt prise en photo et diffusée sur les réseaux sociaux par des personnes stupéfaites. Et depuis, le téléphone de JM n’arrête pas de sonner. « Je n’ai pas de réseaux sociaux moi-même. Mais j’ai été informé par des amis et des connaissances. Bien sûr, je savais que je pouvais m’attendre à des réactions. Et qu’elles seraient souvent négatives ! Mais je ne veux pas choquer », affirme le trentenaire à nos confrères flamands.

« Irrespectueux », « gaspilleur d’argent »… Voici des exemples de reproches qui lui sont faits sur la toile. Mais JM voyait une raison plus ludique à choix. « C’est une plaque d’immatriculation unique, celle que tout le monde reconnaîtra. Mais, surtout, Je voulais juste faire référence au fait que les autres voitures doivent garder un mètre et demi de distance. Restez loin de ma voiture et gardez vos distances, quelque chose comme ça », ajoute-t-il.

Il précise également qu’il ne voulait pas rire de la crise actuelle. « Je ne veux certainement pas manquer de respect envers les victimes ou les survivants. Tout le monde est touché par cette crise. Je pourrais aussi tomber malade demain mais je ne me débarrasserai pas pour autant de cette plaque d’immatriculation. Vous savez, les gens meurent aussi de la grippe tous les jours. Je pense vraiment que je n’ai rien fait de mal. Un gaspillage d’argent ? Je ne vois pas ça du tout. Je travaille du matin au soir. Certaines personnes donnent 1.000 euros pour un smartphone. Moi, je viens de parrainer l’Etat. Avec mes 1.000 euros, beaucoup de masques peuvent être achetés. »

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