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Violences policières contre les Afro-américains: couvre-feux et garde nationale face aux rassemblements, des affrontements devant la Maison Blanche

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Violences policières contre les Afro-américains: couvre-feux et garde nationale face aux rassemblements, des affrontements devant la Maison Blanche
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Tandis que l’administration du président Donald Trump qualifiait de terroristes les instigateurs des émeutes, il y a eu dimanche de nouveaux affrontements entre policiers et manifestants.

À Saint Paul, la ville qui jouxte Minneapolis, épicentre du mouvement, des milliers de personnes ont manifesté dimanche après-midi contre le racisme et pour que les policiers impliqués dans la mort de George Floyd rendent tous des comptes.

Des manifestations étaient aussi en cours à Washington, à Miami et à New York. « Black Lives Matter » (« La vie des Noirs compte »), « Je ne peux pas respirer » (les derniers mots prononcés par George Floyd), martelaient les foules. Le couvre-feu a été décrété dans la capitale Washington après de nouvelles manifestations près de la Maison Blanche. Plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées dimanche soir devant la Maison Blanche, placée sous haute sécurité. Certains manifestants ont jeté des bouteilles d’eau en direction des forces de l’ordre, selon une journaliste de l’AFP sur place.

À Washington, la police a tiré des gaz lacrymogènes dimanche devant la Maison Blanche pour disperser une manifestation. Plusieurs incendies ont éclaté. Selon le New York Times, Donald Trump avait été emmené vendredi à l’abri dans un bunker souterrain par le Secret Service – service de protection du président et de personnalités –, lors d’une manifestation similaire devant sa résidence.

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À Los Angeles, des soldats de la Garde nationale en tenue de combat et armés de fusils d’assaut ont commencé à patrouiller dans le centre-ville dans la matinée. Ce qui n’a pas empêché des pilleurs de s’attaquer à des magasins d’un centre commercial huppé à Santa Monica. Et à Philadelphie, sur la côte Est, plus de 50 personnes ont été arrêtées pour pillages depuis samedi, selon la police.

Malgré le déploiement policier, les violences ont gagné samedi soir de nombreuses villes, dont New York, Philadelphie, Dallas, Las Vegas, Seattle, Des Moines, Memphis, Los Angeles, Atlanta, Miami, Portland, Chicago et la capitale Washington.

Des routes ont été coupées, des voitures et des commerces incendiés, et les forces de l’ordre, déployées en grand nombre, ont répliqué par des gaz lacrymogènes et dans certains cas des balles en caoutchouc.

Quelque 5.000 membres de la garde nationale ont été déployés dans 15 États américains.

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Les autorités locales peinent, elles, à trouver un équilibre dans leur communication, condamnant les violences qui « ne font pas avancer la justice raciale », tout en soutenant l’indignation face au décès de George Floyd.

« Alors que le soleil se couchait sur notre ville hier soir, nous avons vu les plus laides images de cette génération », a déclaré le maire de Los Angeles, Eric Garcetti. « Ils détournent un mouvement et détournent le débat. » « S’il vous plaît, rentrez chez vous tôt, restez à la maison (…). Nous devons revenir à l’urgence qu’est la construction de la justice, pas brûler une ville », a-t-il plaidé dimanche sur CNN.

Des images circulaient dimanche sur les réseaux sociaux, montrant des policiers plaquer des manifestants au sol. À New York, une voiture de police fonce dans la foule après avoir été encerclée, ce qui a alimenté les critiques.

Pour l’instant, seul l’un des policiers impliqués dans l’arrestation mortelle de George Floyd, a été arrêté et inculpé d’homicide involontaire. C’est lui que l’on voit dans une vidéo virale maintenir son genou sur le cou de George Floyd pendant de longues minutes, alors que ce dernier se plaint de ne pas pouvoir respirer. Il doit comparaître lundi devant un tribunal pour la première fois.

« Nous avons des enfants noirs, des frères noirs, des amis noirs, nous ne voulons pas qu’ils meurent. Nous sommes fatigués que ça se répète, cette génération ne se laissera pas faire. Nous en avons assez de l’oppression », a dit à l’AFP une manifestante à Saint Paul, Muna Abdi, une femme noire de 31 ans.

Donald Trump a promis de « stopper la violence collective » et a dénoncé les agissements de « gauchistes radicaux », notamment la mouvance radicale « antifa » (antifasciste), qu’il a annoncé vouloir désigner comme une organisation terroriste. Dimanche, il a notamment retweeté le message d’un animateur de radio conservateur affirmant : « Cela ne s’arrêtera que si les gens bien se montrent prêts à faire usage d’une force écrasante contre les méchants ».

La maire d’Atlanta Keisha Lance Bottoms avait plus tôt comparé la situation aux affrontements de Charlottesville, où des heurts entre militants suprémacistes blancs et antifascistes ont fait un mort et des dizaines de blessés en août 2017. M. Trump avait alors jugé qu’il y avait « des gens très bien » des deux côtés. « Le président Trump aggrave les choses », a déclaré la maire sur CBS. « Sa rhétorique ne fait qu’enflammer les choses et il devrait juste se taire ».

La légende de la NBA Michael Jordan est de son côté sorti de sa réserve. « Je me tiens aux côtés de ceux qui dénoncent le racisme tenace et les violences contre les personnes de couleur dans notre pays », a-t-il lancé. « Nous en avons assez ».

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