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Les matches de légende des Diables rouges: l’heure de gloire de Nacer Chadli et Philippe Albert contre le Japon en 2018 (vidéo)

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Dans les dernières secondes des arrêts de jeu, Chadli envoie les Diables en quart de finale.
Dans les dernières secondes des arrêts de jeu, Chadli envoie les Diables en quart de finale. - Belga

«  Inui, c’est le cas de le dire, c’est inouï. » Le jeu de mots de Rodrigo Beenkens lâché à l’antenne, un parmi tant d’autres dans son large répertoire, aurait pu faire sourire s’il ne tombait pas, à cet instant, dans la minute qui aurait pu rester comme la plus douloureuse de l’histoire des Diables rouges. 52e, l’attaquant japonais d’Eibar jette un froid sur la Belgique tout entière. 0-2, le scénario semble se répéter, deux ans après la débâcle face aux Gallois. « Il va falloir un miracle… »

Le commentateur vedette de la RTBF, emporté ce soir-là par ses émotions, ne sait pas encore que, comme les joueurs, son acolyte Philippe Albert va toutefois marquer de son empreinte (ou plutôt de sa voix), ce huitième de finale au suspense insoutenable et à l’épilogue improbable.

Dans la foulée du premier but japonais signé Haraguchi, le poteau touché par Eden Hazard n’avait fait que renforcer cette impression de déjà-vu, que tout aller tourner de travers jusqu’au bout. Et puis, la roue changea subitement de sens… « Le coach n’arrêtait pas de dire : un but, un seul but. » Un seul but suffisait pour faire pencher la balance et Jan Vertonghen saisit parfaitement le message. D’une tête venue d’ailleurs (« Mais on s’en fout d’où elle vient ! », s’exclama Beenkens), « Super Jan » trompa la vigilance d’un Eiji Kawashima trop avancé. Jamais le plus capé des Diables rouges n’avait voulu marquer directement, mais le ballon fut comme aspiré, attiré par une force indétectable vers les cages nipponnes.

« Je l’ai dit bordel ! »

Quelques instants plus tard, le ciel tomba un peu plus sur la tête des Samouraïs, lorsque depuis les airs vint s’abattre celle de Marouane Fellaini, sorti du banc en héros comme quatre ans auparavant face à l’Algérie. Une détente sans pitié pour la défense japonaise, et un coup de tête rageur qui remit ainsi les hommes de Roberto Martinez sur les bons rails. En cinq minutes, les Diables venaient de revenir des enfers… La suite ? Courtois, De Bruyne, Meunier, Lukaku et Chadli allaient, au cœur d’une action collective épique, l’écrire en lettres d’or. La relance à la main rapide du premier dans les pieds du second fut la base de ce dénouement exaltant. « Ma première réaction en captant ce ballon, c’était de vouloir aller vite vers le rectangle adverse. J’ai entendu Kevin crier mon nom et la façon dont je lui ai donné le ballon était parfaite car il n’a jamais dû freiner sa course. »

« À droite, à droite ! Ils vont le faire… » Derrière son micro, Philippe Albert vit rapidement l’ouverture au bout de la course généreuse de Thomas Meunier, et apprécia l’appel intelligent et l’acte d’altruisme, ensuite, de Romelu Lukaku qui laissa le soin à Nacer Chadli d’envoyer les Diables rouges en quart de finale du Mondial. « Je l’ai dit bordel, je l’ai dit ! », dans la bouche d’un Albert sans filtre, au bout d’une soirée magique, où plus aucune retenue ne fut de mise. Et bordel, c’est parfois mieux ainsi…

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