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Vaccins contre le coronavirus: la Commission européenne répond aux inquiétudes de Maggie De Block

Vaccins contre le coronavirus: la Commission européenne répond aux inquiétudes de Maggie De Block
Belga Image

Vendredi dernier, l’équipe d’Ursula von der Leyen avait déjà exposé aux ministres de la Santé des 27 sa vision des choses pour que l’UE ne reste pas sur le carreau dans la course mondiale à un futur vaccin contre le coronavirus.

Le message était, dans les grandes lignes : pour être efficaces et économes, soyons soudés et organisés. La Commission propose donc une sorte d’appel d’offres aux firmes pharmaceutiques à l’échelle de l’UE, pour ensuite entamer des négociations centralisées avec plusieurs d’entre elles (le développement avec succès d’un vaccin n’est en effet pas garanti), et conclure des marchés.

L’Europe s’engagerait donc à l’avance à acheter un certain nombre de doses à un prix préétabli, le producteur promettrait de les fournir si son vaccin est validé, et la Commission financerait une partie des coûts initiaux, via le budget (2,7 milliards) de l’instrument européen d’aide d’urgence pour les soins de santé, détaille la stratégie publiée mercredi.

Ce n’est qu’une avance européenne, car ce sont les États membres qui achèteront in fine les vaccins. La Commission vise « la mise à disposition de vaccins sûrs et efficaces dans un délai de 12 à 18 mois, si ce n’est plus tôt », précise-t-elle mercredi. Elle faciliterait, sur le plan réglementaire, la validation et la mise sur le marché du potentiel vaccin de ses partenaires. Dès qu’un vaccin d’un partenaire est disponible, il pourra être réparti entre les États membres acheteurs, selon leur population.

L’alliance des quatre pays pour déjà signer un contrat, annoncée samedi, avait été interprétée par certains comme une sorte de court-circuit de l’initiative de la Commission. La ministre belge de la Santé, Maggie De Block, avait jugé déraisonnable de s’écarter du cadre proposé par la Commission. Mais cette dernière rejette les inquiétudes mercredi.

« Un pas important vers une action conjointe des États membres a déjà été fait, lorsque la France, l’Allemagne, l’Italie et les Pays-Bas ont créé une alliance pour les vaccins et la vaccination (GAVI), ouverte à tous. (…) La proposition actuelle s’appuie sur le travail de terrain important entrepris par cette alliance », peut-on lire dans la communication de la Commission.

On y apprend aussi que l’exécutif européen est « disposé » à soutenir un mécanisme similaire plus large que l’UE, pour assurer un accès aux vaccins aux pays plus pauvres.

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