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«Je ne pouvais plus travailler avec Jérôme de Warzée»: Bénédicte Philippon, l’ex-Pouf du «Grand Cactus», revient à son premier amour, la musique

Huit mois après avoir quitté « Le Grand Cactus », l’émission d’humour de la RTBF, qui l’a révélée au grand public, Bénédicte Philippon sort du silence et nous accorde une interview exclusive. Elle n’a pas abandonné la comédie. « L’humour est ma thérapie », nous confie-t-elle. Et elle fourmille de projets. Première surprise : « Freedom », une chanson électro-pop solaire, potentiel tube de cet été 2020, qui nous offre de découvrir sa voix en musique.

Elle est belle, sympa, gentille… Et elle est pleine de talents. Sortie du conservatoire royal de Bruxelles en 2007, Bénédicte Philippon a d’abord connu le succès sur les planches et sur les écrans. C’est dans le plus grand secret que la jeune femme a préparé son retour à la musique. Nous l’avons retrouvée chez Romeo Records, le label, où, avec son producteur Simon Vancouver, elle fabrique ses chansons. Rencontre confidences.

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La chanson n’est pas un univers qui vous est inconnu ?

J’ai toujours chanté. J’ai eu un groupe pop-rock de mes 15 à mes 18 ans, et un autre jusqu’à mes 21 ans. J’ai complètement arrêté la musique à 22 ans.

La musique vous manquait ?

Quand même ! Et je me disais que ça reviendrait peut-être un jour. Je joue au Magic Land Théâtre depuis des années. Il y a beaucoup de chansons dans chaque spectacle. J’avais un petit manque et ça m’a fait plaisir de pouvoir le combler.

« Je ne me vois pas comme une chanteuse », dites-vous. Pourquoi ?

Je trouve que je n’ai pas une voix de chanteuse. Je chante juste mais je n’ai pas la voix de Mariah Carey. Une chanteuse, c’est Céline Dion… ou des chanteuses qui ont un vrai organe. Je me vois d’abord comme une actrice. Et puis, j’ai toujours eu peur de ne pas être légitime.

Vous composez, vous écrivez…

Depuis l’adolescence.

Qu’est-ce qui vous inspire ?

La joie, la tristesse, la mort, le désespoir, l’amour, la sexualité, la passion, la trouille… Et dans la vie de tous les jours : une chouette rencontre, quelque chose qui fait du bien, quelque chose qui me fait rire…

« Freedom » est le titre de votre 1er single. Comment a-t-il vu le jour ?

Quand j’ai rencontré mon producteur, Simon Vancouver, il m’a dit qu’il cherchait quelqu’un pour écrire et pour chanter, et qu’il avait déjà un compositeur. Il m’a fait écouter ses compos et j’en suis tout de suite tombée amoureuse. Ça reste en tête, ça swingue… J’ai accepté de faire un essai et j’ai travaillé un texte sur la première compo qu’il m’avait envoyée. Les images qui se dégagent de cette chanson sont universelles : elle est solaire, joyeuse, elle donne une envie de se libérer, de danser…

Vous passez d’un univers, l’humour, à un autre, la chanson. Ce 1er titre, « Freedom », n’a pas été choisi par hasard ?

C’est vrai ! Et en même temps, on ne pouvait pas prévoir le confinement quand on l’a créé. Ça tombe bien que « Freedom » sorte au moment où les gens se libèrent et ont besoin de retourner sur les terrasses, de revoir des copains, de se sentir libérés…

Vous vous sentez libérée aussi ?

Il m’a fallu plusieurs mois, voire presque 2 ans, pour que je commence à tourner la page des soucis que j’ai eus au « Grand Cactus ». J’ai les jetons de prendre des risques mais j’ai envie de le faire.

Cette envie est plus forte que la peur de prendre des risques ?

Oui ! Je ne veux pas me laisser guider par la peur. Et si ça ne marche pas, tant pis.

Pourquoi avoir fait le choix de chanter en anglais ?

Pour le côté international. Et puis, j’adore cette langue. Idéalement, je voudrais jouer au cinéma en anglais. C’est une belle langue. Je suis pas mal influencée par la culture britannique. Peut-être un peu plus que par la culture française… Mais il n’est pas impossible que je fasse des morceaux en français.

Une autre de vos chansons, « Vision of you », parle de l’obsession amoureuse…

Quand j’ai entendu la composition musicale, des images me sont tout de suite arrivées : une femme robot qui a été mal programmée et qui court après un type d’homme. Le texte est très autobiographique. Comme plein de gens, je suis vite attirée par les mêmes personnes, et mes histoires d’amour se répètent toujours un peu. Il y a un problème de programmation : chez les gens qui ne veulent pas s’engager, chez les gens trop romantiques, chez les gens qui veulent à tout prix s’engager… On est construit pas les schémas de la société ou l’exemple de nos parents.

Quel est votre type de partenaire ?

Je rêve d’une relation équilibrée, de complicité, de partage, mais aussi de passion.

« Freedom », produit par Romeo Records, est disponible sur toutes les plateformes de téléchargement et d’écoute.

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