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Plan de relance de l’UE: «Le temps c’est de l’argent, mais aussi de la crédibilité»

Plan de relance de l’UE: «Le temps c’est de l’argent, mais aussi de la crédibilité»

Globalement, on a remarqué « un large soutien au paquet et à l’architecture du paquet » proposé par la Commission européenne pour relancer l’économie du continent post-coronavirus, et une ambiance bien plus positive et conciliante qu’en février dernier, quand le Conseil européen avait échoué à s’accorder sur le cadre budgétaire 2021-2027.

« Time is money and credibility (le temps, c’est de l’argent et de la crédibilité), a lancé la Première ministre belge, en anglais, aux journalistes après avoir participé au premier sommet virtuel des 27 consacré aux récentes propositions de la Commission.

Il est donc nécessaire de trouver « pour le mois de juillet » un accord sur le budget des sept prochaines années et sur l’instrument de relance que la Commission chiffre à 750 milliards. Les différentes parties sont conscientes de cette nécessité de faire vite, indique Sophie Wilmès, alors que le président du Conseil européen Charles Michel a annoncé un prochain sommet, en présentiel cette fois, « vers la mi-juillet ».

En février, avant que la crise du coronavirus ne vienne complexifier la situation, les dirigeants des 27 s’étaient quittés sur de grandes divergences quant au budget 2021-2027, le premier à ne pas inclure l’importante contribution financière du Royaume-Uni. Le point de vue de ceux qu’on a baptisés les « frugaux » (Autriche, Pays-Bas, Suède, Danemark), ces pays qui ne veulent pas dépasser une enveloppe à 1 % du RNB européen et refusent de voir disparaitre les « rabais », n’a pas changé en substance, admet Sophie Wilmès, mais leur expression est déjà plus « constructive », ajoute-t-elle.

« Il y avait deux grands blocs en février, qui n’étaient pas d’accord. (…) Aujourd’hui, il y a une convergence de points de vue sur le fait qu’il faille réagir vite à la crise économique. (…) Les remarques de chacun restent dans les mêmes lignes, mais on ne sent plus une polarisation comme en février », explique-t-elle sur un ton résolument positif.

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