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Real Madrid: Eden Hazard ne demande qu’à pouvoir enchaîner les prestations

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Eden Hazard revit. C’est une certitude, une évidence même. Depuis son retour sur les terrains à la suite de son opération à la cheville, le N.7 du Real Madrid affiche un visage marqué un sourire permanent et contagieux. Une bonne humeur qui se transmet au sein du noyau madrilène, où rien ne semble pouvoir titiller les joueurs dans la course à distance avec le Barça.

Si les deux premières sorties officielles du Belge depuis la reprise des hostilités ont été particulièrement encourageantes, Hazard, lui-même, sait qu’il n’est pas encore revenu au top. Avec deux passes décisives adressées à Sergio Ramos (contre Eibar, 3-1) et à Karim Benzema (face à Valence, 3-0), le capitaine des Diables rouges a rapidement marqué des points dans l’esprit de Zinédine Zidane. À défaut de pions. Rien d’inquiétant pour autant. Ses prises de balle, ses accélérations et sa qualité de passe demeurent toujours une réelle menace pour les défenseurs adverses. Et une aubaine pour ses coéquipiers. Et ce, même s’il n’est pas encore capable de tenir un match entier à 100 % de ses capacités physiques et physiologiques.

Un rythme infernal

Avec une cadence effrénée, imposée par la Liga avec deux rencontres par semaine, ce n’est clairement pas la meilleure des conjonctures pour reprendre la compétition. Son manque de rythme est encore frappant… et c’est tout sauf anodin pour un joueur qui a passé la moitié de la saison à l’infirmerie. En quatre rencontres disputées par le Real Madrid depuis la reprise des hostilités, Hazard a disputé 205 minutes (soit 57 % du temps de jeu possible). Certes, il monte en puissance, mais peut-il faire mieux compte tenu de la concurrence en interne et de la pression générée par la course au titre ? La question mérite d’être posée. Et seul Eden Hazard pourra y répondre.

Comme dans tout grand club qui se respecte, Zidane, le technicien du Real Madrid, a plusieurs cartes à sa disposition. Quand bien même, il a toujours eu un « crush » pour le Belge, rien ne garantit à Eden Hazard une place verrouillée dans le onze de base de la Casa Blanca. Le retour en grâce de Marco Asensio, buteur contre Valence après sa rupture du ligament croisé au mois de juillet 2019, et la prestation étincelante de Vinicius Junior au poste d’ailier gauche face à Majorque sont autant d’indicateurs que rien n’est jamais acquis. Ni gravé dans le marbre.

Pas à son avantage en « 10 »

Ce mercredi, Eden Hazard était exceptionnellement repositionné au poste de meneur de jeu. Un essai infructueux, dira-t-on, tant il n’a jamais réellement trouvé les bonnes lignes de passe avec ses compères de la division offensive (Benzema, Vinicius, Bale). « Il s’est montré plus terne que lors des derniers matches », « Il a cherché ses équipiers sans précision dans une position à laquelle il n’est pas habitué », pouvait-on notamment lire ce jeudi dans les quotidiens sportifs espagnols.

Au-delà de ce match plus compliqué à une position qui n’est pas la sienne, Eden Hazard est de nouveau sorti après une heure de jeu. Sans doute par mesure de précaution – espérons-le – quelques instants après avoir été victime d’un solide contact au genou. Pour rappel, il avait été laissé au repos le week-end dernier lors du déplacement à la Real Sociedad (1-2) avant de manquer un entraînement collectif en début de semaine. Alors, oui, sa situation physique inquiète quelque peu dans la péninsule ibérique, lui qui avait été transféré l’été dernier de Chelsea contre un chèque de 100 millions d’euros. Mais Eden Hazard n’en a cure des exigences externes. S’il se sait sur la pente ascendante, il n’entend certainement pas brûler les étapes, au risque de provoquer une nouvelle rechute. À 29 ans, Hazard connaît son corps mieux que quiconque.

Un peu de temps et d’indulgence, c’est tout ce dont a besoin Eden pour redevenir le « Hazard d’avant ». C’est aussi le prix à payer… de la reconquête. Tant pour le Real Madrid que pour le Diable…

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