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Négociations fédérales: «De nouvelles élections», la seule solution pour Rudy Demotte

Négociations fédérales: «De nouvelles élections», la seule solution pour Rudy Demotte
Isopix

Le président du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles Rudy Demotte (PS), ex-chargé de mission royale dans la recherche d’un gouvernement fédéral, ne voit plus d’autre solution à ce problème que de nouvelles élections, déclare-t-il dans un entretien au journal dominical De Zondag.

«Je ne vois plus de solution. Le puzzle est si compliqué. Sauf de nouvelles élections. Les points de vue sont si opposés», affirme-t-il alors qu’expirent les pouvoirs spéciaux du gouvernement Wilmès.

«Un gouvernement minoritaire était une solution (proposée par le président du PS Paul Magnette, NDLR), mais les libéraux ont dit non. Et le CD&V ne veut pas y aller sans la N-VA. Non, je ne vois pas de solution», poursuit celui qui avait assuré une mission de préformation en octobre de l’an dernier avec l’eurodéputé N-VA Geert Bourgeois.

Rudy Demotte dit fortement douter des chances de formation d’un gouvernement reposant sur une majorité parlementaire sans le PS, alors que le jeu est actuellement entre les mains du trio Lachaert (Open Vld), Coens (CD&V) et Bouchez (MR).

«Je ne vois aucun signe allant dans cette direction. Mais si cela devait marcher, alors nous jouerons notre rôle dans l’opposition».

Le socialiste dit ne pas croire non plus à l’idée que le sp.a se détache du PS. Alors que les deux formations réaménagent actuellement dans le même bâtiment du boulevard de l’Empereur, le président du sp.a, Conner Rousseau, a répété ce samedi encore dans De Morgen ne pas voir quelle coalition sans le PS serait intéressante pour sa formation. «Paul Magnette et Conner Rousseau partagent la même vision de la société. Et puis un tel gouvernement (sans le PS) n’aurait quasiment pas de francophones à son bord. Juste le MR. Et peut-être le cdH. Mais je n’entends pas grand-chose de ce côté-là», commente M. Demotte.

Le gouvernement minoritaire actuel, constitué des seuls MR, CD&V et Open Vld, bénéficie de la confiance de neuf partis (les trois précités, plus PS et sp.a, Ecolo-Groen, cdH et DéFI) jusqu’au 17 septembre. C’est au plus tard à cette date que la Première ministre Sophie Wilmès devra avoir reposé la question de la confiance à la Chambre.

La convocation d’élections anticipées nécessite elle aussi une majorité. L’idée est toujours rejetée par la plupart des partis, mais le président de la N-VA Bart De Wever l’avait déjà évoquée en février dernier et celui du PS Paul Magnette fin avril, même s’il jugeait l’organisation d’élections en septembre matériellement impossible en raison des contraintes sanitaires.

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