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Mémoire du colonialisme: Casterman est favorable à un encart contextualisant «Tintin au Congo»

Mémoire du colonialisme: Casterman est favorable à un encart contextualisant «Tintin au Congo»
Casterman

Le député bruxellois Kalvin Soiresse Njall s’étonnait, sur le plateau du JT de la RTBF samedi, que «Tintin au Congo» ne réapparaisse pas dans l’actualité de ces dernières semaines. Le parlementaire d’origine togolaise ne demande pas de supprimer l’album, ce qui serait «contreproductif», «mais il faut absolument de la contextualisation à l’intérieur». «On ne comprend pas que dans les pays nordiques et les pays anglo-saxons Moulinsart (la société gérant les droits de l’œuvre d’Hergé, NDLR) accepte cela» et pas en Belgique, soulignait-il.

Le député, fondateur du collectif Mémoire coloniale, estime que cela peut se faire par exemple en demandant à un dessinateur de réaliser «un dessin de mise en garde avec un petit texte» au début de la BD.

Il y a un an, déjà...

M. Soiresse avait déjà lancé un appel similaire il y a plus d’un an lorsqu’il avait été invité par... Moulinsart à un débat en marge de la sortie d’une version numérique recolorisée de «Tintin au Congo».

La maison Casterman, qui édite les albums du célèbre reporter, n’est pas opposée à une telle démarche. Le directeur Simon Casterman précisait déjà fin 2018, quelques semaines avant la sortie de la version recolorisée, que Casterman était favorable à l’ajout d’une note de contextualisation pour cet album. Il précisait cependant que «l’adjonction d’une note ou d’une préface de cette nature affecte le droit moral de l’auteur. En l’occurrence, un tel ajout ne relève donc pas uniquement des prérogatives de Casterman, mais bien également de celles de madame Rodwell (Fanny Rodwell-Vlamynck, seconde épouse d’Hergé, NDLR) en sa qualité d’ayant droit d’Hergé, qui y est opposée».

Moulinsart ne faisait pas de commentaire dimanche.

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