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Coronavirus: l’UE assouplit ses règles sur les aides d’État pour les start-up

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Illustration - 123RF

Dès le début du confinement mis en place en mars dans les pays de l’Union pour lutter contre la pandémie de coronavirus, l’exécutif européen, gardien de la concurrence de l’UE, avait décrété qu’il se montrerait plus flexible sur les aides d’État octroyées aux entreprises en difficulté.

En temps normal en effet, la plupart des aides d’État sont interdites, afin de préserver la concurrence au sein du marché unique européen et ne pas subventionner inutilement des canards boiteux aux dépens d’autres compagnies plus dynamiques.

« Les micros et petites entreprises ainsi que les start-up sont cruciales pour la reprise économique de l’Union. Or, avec la crise liée au coronavirus, elles ont été confrontées à des problèmes de trésorerie et peinent à accéder à des financements », a déclaré la vice-présidente de la Commission chargée de la concurrence, Margrethe Vestager, citée dans un communiqué.

Pour ces toutes petites structures, la Commission a décidé d’être encore moins sévère qu’avec les autres compagnies : en effet même si au 31 décembre 2019, elles étaient déjà en difficulté financière, elles pourront recevoir une subvention.

Ce n’est pas le cas pour les grandes compagnies : la Commission avait décidé qu’elle se montrerait flexible seulement si celles-ci étaient encore en bonne santé au 31 décembre 2019.

Par micro et petites entreprises, la Commission entend celles qui ont moins de 50 employés et un chiffre d’affaires annuel de moins de dix millions d’euros.