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Robert Frroku, accusé de meurtre: «Je me suis senti en danger et je ne pouvais pas rester sans rien faire»

Robert Frroku, accusé de meurtre: «Je me suis senti en danger et je ne pouvais pas rester sans rien faire»
Belga

« Quand je suis arrivé en Belgique, j’étais très jeune. Je voulais une vie meilleure. J’ai eu une vie dure que je ne souhaite à personne », a commencé par déclarer Robert Frroku, qui avait la parole en dernier lieu mardi après-midi, avant l’entrée en délibération du jury.

« J’ai des regrets par rapport à ce qui s’est passé. Je regrette énormément. Je n’ai jamais eu l’intention de l’attaquer. C’est lui qui est venu vers moi. Dès le début, il était très agressif. Je lui ai dit de se calmer puis il a utilisé le spray et m’a insulté. J’avais l’adrénaline qui montait, j’étais dans un état de panique », a relaté l’accusé. « Je me suis senti en danger et je ne pouvais pas rester sans rien faire. J’ai perdu le contrôle, c’est vrai. J’ai eu peur qu’il me tue. Il ne voulait pas discuter, il avait des idées dans la tête. »

Robert Frroku, un Albanais de 24 ans, et Xhyljan Perdoda, un Albanais de 22 ans, fugitif depuis les faits, sont accusés devant la cour d’assises de Bruxelles d’avoir tué à coups de couteau Abdelaziz Bouhali, un homme de 35 ans, lors d’une bagarre au « Café & Taverne 54 », rue de Laeken à Bruxelles, le 11 août 2016.

Les images de caméra de vidéo-surveillance du café montrent qu’une bagarre a opposé la victime et un autre homme aux deux accusés. Abdelaziz Bouhali, connu des services de police pour des faits de vol et de vente de stupéfiants, a tenté d’asperger du spray au poivre en direction de Robert Frroku. Il a ensuite sorti un couteau de sa veste. Robert Frroku a, à son tour, saisi un couteau sur le bar et a poignardé à environ une vingtaine de reprises Abdelaziz Bouhali.

Les images montrent que Xhyljan Perdoda a également donné sept à huit coups de couteau à la victime.

D’après l’enquête, il s’agit d’une bagarre dans un milieu de consommateurs et de dealers de cocaïne. Robert Frroku est soupçonné d’avoir été celui qui gérait et organisait la vente de cocaïne au « Café &amp ; Taverne 54 », bien qu’il ne soit pas poursuivi pour cela. Le trafic se déroulait dans les toilettes, seul endroit de l’établissement qui n’était pas filmé.

Robert Frroku a avoué avoir porté plusieurs de coups de couteau à la victime, affirmant avoir agi par peur d’être lui-même tué.

Le jury est entré en délibération mardi après-midi et rendra son verdict dans la soirée.

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