Radars tronçon wallons bloqués par la justice: la ministre Valérie De Bue s’étonne de la réaction du Procureur du Roi

Radars tronçon wallons bloqués par la justice: la ministre Valérie De Bue s’étonne de la réaction du Procureur du Roi

«Les déclarations de ce jour du procureur du Roi de Namur représentent un mauvais signal en matière de sécurité routière d’autant que les radars tronçons ont des effets bénéfiques sur les comportements des usagers de la route», a-t-elle affirmé dans un communiqué.

M. Macq, cité par les journaux du groupe Sudpresse, affirme que le Service public de Wallonie (SPW) place ses radars sans tenir compte des capacités d’absorption des parquets locaux et redoute que ses services ne puissent faire face à cet accroissement de la charge de travail.

«Le plan de déploiement des nouveaux radars en Wallonie est connu de la justice depuis plusieurs années. Plusieurs réunions de concertation ont eu lieu», lui répond Mme De Bue (MR).

La ministre ajoute avoir conscience des difficultés de la justice à faire face au flux que le déploiement de nouveaux radars ainsi que des radars-tronçons vont engendrer et «le regretter».

C’est pourquoi, afin de soulager les parquets, la Région et les procureurs généraux ont souhaité la mise en place d’un système automatisé d’amendes administratives pour les infractions les moins graves. Un décret en ce sens a été adopté au parlement le 4 avril 2019, explique Mme De Bue.

Elle ajoute travailler en concertation notamment avec le collège des procureurs généraux, à la mise en œuvre de ce système d’amendes administratives.

Selon la ministre, une nouvelle réunion avec le collège des procureurs généraux est prévue lundi prochain à son cabinet «pour faire le point sur l’état d’avancement tant de l’arrêté d’exécution du décret que du déploiement global du premier train de radars ainsi que d’aborder les modalités de placement d’un second train de radars que la ministre souhaite planifier à partir de 2021.

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