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Un couple filmé à son insu en pleins ébats sexuels à Calais: «C’est énorme!»

Deux personnes ont été surprises par des passants en train de faire l’amour dans un appartement à Calais Nord. La vidéo a tourné sur Internet.
Deux personnes ont été surprises par des passants en train de faire l’amour dans un appartement à Calais Nord. La vidéo a tourné sur Internet.

« C’est énorme », dit l’une. « Il y a des gens qui sont en train de baiser… » dit un autre. Des éclats de rires, un peu de musique… ; une vidéo qui a tourné sur le web montre Calais Nord (France) il y a quelques jours à la tombée de la nuit, comme l’écrit Nord Littoral.

Des Calaisiens visiblement en train de faire la fête sont intrigués par une scène qui se déroule quelques mètres plus haut devant leurs yeux. Deux personnes dans un appartement n’ont pas éteint les lumières, n’ont pas baissé le rideau et sont visibles depuis l’extérieur, dans le plus simple appareil…

Ils faisaient tranquillement l’amour dans un appartement quand ils ont été filmés par des passants… Cette anecdote de la vie quotidienne relève de la vie privée. Sauf qu’il y a un réel sujet sur le droit à l’image derrière, comme l’expliquent nos confrères de Nord Littoral. À première vue, ce sont bien les personnes qui ont été filmées à leur insu dans l’appartement qui sont les victimes. Mais ce que l’on sait moins, c’est que l’article 222-32 du Code pénal français rappelle aussi que « l’exhibition sexuelle imposée à la vue d’autrui dans un lieu accessible aux regards du public est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. »

Ce que risque l’auteur de la vidéo

L’autre versant de cette affaire concerne la personne qui a filmé cette scène intime et celle (si ce n’est pas la même) qui l’a diffusée. Que risquent-elles ? Il s’agit ici d’une question de droit à l’image. Interrogé sur cette question par nos confrères, le procureur de Boulogne a rappelé que le délit de voyeurisme était reconnu depuis la loi du 3 août 2018. En l’occurrence, les auteurs de la vidéo qui ont choisi de la diffuser pourraient se voir reprocher l’atteinte à l’intimité de la vie privée, et encourir une peine allant jusqu’à un an de prison et 15 000 euros d’amende.

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