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Double infanticide à Erquelinnes: «grande détresse», «dépression sévère», les motivations d’une mère à commettre l’irréparable peuvent être nombreuses

Julie voulait mourir mais n’aurait pu se résoudre à laisser ses enfants derrière elle...
Julie voulait mourir mais n’aurait pu se résoudre à laisser ses enfants derrière elle... - D.R.

Le 30 juin, tout le village d’Hantes-Wihéries a eu le cœur serré en apprenant que Julie L., 37 ans, a mis fin aux jours de deux de ses enfants : Orphée, 15 mois, est mort étouffé et Cérès, sept ans, a été poignardée. Seul l’aîné de la famille, Thybald, a pu être sauvé après avoir reçu, lui aussi, des coups de couteau.

Ce n’est qu’ensuite que Julie a tenté de mettre fin à ses jours. Mais elle a survécu à sa tentative de suicide. Elle a été inculpée d’assassinat sur ses deux cadets et de tentative d’assassinat sur son aîné. La jeune femme est désormais à la prison de Bruges où elle pourra recevoir les soins qui lui sont encore nécessaires.

Face à ce drame familial, nombreuses sont les personnes qui se posent légitimement cette question : comment peut-on en arriver à tuer ses propres enfants ? À l’heure d’écrire ces lignes, il est encore impossible de pouvoir déterminer avec exactitude ce qui a poussé Julie à commettre l’irréparable. Les auditions réalisées les 1er et 2 juillet ont été essentiellement factuelles : les questions du mobile et de son état d’esprit n’ont pas encore été abordées.

Fabienne Glowacz, psychologue et professeure de psychologie à l’ULiège, identifie les différents processus pouvant mener à l’infanticide.

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