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Pour le cdH, «postposer sans cesse les décisions finira par coûter cher à la Wallonie»: «Ca ne va pas, merde!», s’insurge François Desquesnes

Pour le cdH, «postposer sans cesse les décisions finira par coûter cher à la Wallonie»: «Ca ne va pas, merde!», s’insurge François Desquesnes
Belga

« Le conclave nous permettra peut-être d’avoir des signaux plus clairs, mais je ne me fais pas beaucoup d’illusions », a-t-il ajouté.

Pour le cdH, l’exercice – qui devrait se terminer jeudi – doit au minimum déboucher sur des moyens supplémentaires « significatifs » pour les travailleurs des soins de santé dépendant de la Région et pour un plan de lutte contre la pauvreté « dont les objectifs n’ont toujours pas été fixés ».

« Selon les chiffres dont nous disposons, le coût de la crise du coronavirus s’élèvera à 1,5 milliard d’euros », entre la chute des recettes et la hausse des dépenses. Un coût auquel s’ajoutent les 434 millions de déficit déjà prévus pour l’exercice budgétaire. « On arrive finalement à un déficit approchant les 2 milliards d’euros et à des besoins de financement de quelque 4 milliards », a détaillé François Desquesnes.

Des montants qu’un jour ou l’autre, il va falloir trouver. « La Région devra être attentive à l’arrivée des programmes de financement européens qui constituent des opportunités qu’elle devra saisir », a-t-il souligné. Quant à la dette liée au covid-19, la Wallonie pourrait s’inspirer de la France et de l’Allemagne qui réfléchissent à la possibilité de loger cette dette dans des véhicules particuliers, dissociés des autres dettes, afin de ne pas réduire les dépenses d’investissements, indispensables à la relance de l’économie.

« Arrêtons aussi de lancer des marchés publics pour que des consultants externes viennent nous remettre des rapports dans 30 mois. Le gouvernement ne veut pas trancher ou veut cacher ses décisions en faisant constamment appel à des experts, que ce soit pour le budget base zéro du ministre du Budget Jean-Luc Crucke ou pour le plan ’Get up Wallonia’ d’Elio Di Rupo, pour lequel on semble de partir d’une feuille blanche, ou presque, alors que la déclaration de politique régionale prévoyait déjà des plans d’action. Le boulot du politique, c’est de faire des choix », a encore plaidé le chef de groupe des humanistes.

« Nous sommes confrontés à un gouvernement à réaction lente. Il y a eu le covid, je ne dis pas le contraire, mais avant ça, qu’ont-ils fait de septembre à mars ? C’est une situation de surplace affligeant », a conclu François Desquesnes.

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