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Formation fédérale: dilemme au PS entre participer à un gouvernement avec la N-VA ou quatre ans d’opposition, «Le débat se poursuit»

Belga
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Les socialistes francophones sont exclus pour l’heure de « l’Arizona », coalition que tentent de mettre en place les présidents du CD&V, de l’Open Vld et du MR et qui rassemblerait, outre les trois partis gouvernementaux, la N-VA, le cdH et le sp.a. Jusqu’à présent, les négociations entre ces six partis n’ont pas encore commencé, notamment parce que les socialistes flamands jugent qu’ils n’ont pas encore obtenu leurs garanties. Mais, selon des informations rapportées par l’Echo, certains des alter ego francophones craignent que le sp.a ne refuse plus très longtemps de s’asseoir à la table avec les cinq autres.

« La réflexion mûrit », confiait lundi un mandataire PS à l’Agence Belga. « Le débat se poursuit », complétait un autre.

A la fin de leur mission de consultation, les présidents du PS et du sp.a, Paul Magnette et Conner Rousseau avaient conclu que la seule possibilité de former un gouvernement fédéral était la mise sur pied d’une alliance tripartite « classique » (socialistes, libéraux, chrétiens-démocrates). Minoritaire, cette équipe devrait trouver des soutiens chez les autres partis, par exemple les écologistes. Une option compliquée puisque ces derniers entendent être des « partenaires à part entière ». Si elle n’était pas possible, la seule solution serait les élections anticipées, selon MM. Magnette et Rousseau.

Les trois présidents des partis gouvernementaux ont repris la main, en déclinant jusqu’à présent la formule minoritaire. Une réunion plénière de l’Arizona attendue lundi passé est tombée à l’eau. Et la formule est sous haute tension depuis vendredi pour cause de proposition de loi sur l’avortement. Mais, si l’écueil est surmonté, les palabres entre les six pourront reprendre dès vendredi.

La crainte d’élections

La démarche du sp.a qui met en avant les points de programme sur lesquels il exige des garanties (financement des soins de santé, taxation des grandes fortunes et des multinationales, etc.) est vue avec intérêt par certains socialistes du sud du pays. Ceux-ci rappellent que le PS est le premier parti francophone et a, à ce titre, lui aussi un programme à faire valoir.

Pour autant, plusieurs mandataires du PS refusent toujours toute alliance avec la N-VA tant les appréhensions demeurent vives à l’égard de ce parti : une trop grande proximité de certains de ses élus avec l’extrême-droite, un goût de la provocation permanente et un programme socio-économique « ultralibéral ». Les militants pourraient ne pas comprendre une alliance avec un tel parti, redoutent certains.

A la mi-septembre, la Première ministre, Sophie Wilmès, redemandera la confiance au parlement. Si l’Arizona échoue, les consultations menées par Mme Wilmès autour d’un plan de relance pourraient constituer une nouvelle tentative de rassembler des partis et former une majorité autour d’un programme et de « contenu » cette fois-ci. La perspective d’élections anticipées semble s’éloigner. En Flandre personne n’en veut tant est grande la crainte d’un triomphe du Vlaams Belang. Et le président du MR, Georges-Louis Bouchez, les a clairement exclues jeudi passé.

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