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Selon le virologue Marc Van Ranst, une deuxième vague de coronavirus en Belgique est inévitable: «Et ce sera notre faute à tous»

Selon le virologue Marc Van Ranst, une deuxième vague de coronavirus en Belgique est inévitable: «Et ce sera notre faute à tous»
Isopix

Si certains experts restent modérés, Marc Van Ranst n’a jamais caché son inquiétude face à l’augmentation du nombre de cas de contamination au coronavirus en Belgique ces derniers jours. Ce mardi encore, Sciensano recense 74 cas de Covid-19 de plus que la veille, ce qui porte à 62.781 le nombre total de cas relevés en Belgique.

Il y a eu en moyenne 95,3 cas enregistrés quotidiennement au cours de sept derniers jours, soit une augmentation de 11 %. Et cela fait six jours d’affilée que cette moyenne est en hausse. Dans les colonnes du Nieuwsblad, le virologue Marc Van Ranst tire la sonnette d’alarme et assure qu’une deuxième vague est inévitable : « Et ce sera notre faute à tous ».

Pour lui, les moyennes communiquées par Sciensano, l’institut de santé publique, ne sont pas claires pour la population : « Ils communiquent la moyenne, qui est aujourd’hui de 95 nouveaux cas par jour. Mais en un jour, on se retrouve parfois avec plus de 100 nouveaux cas, voire 130. Les chiffres grimpent de jour en jour, mais seulement un tout petit peu dans la moyenne ». Selon lui, les gens sont donc « endormis » par ces chiffres qui évoluent très peu.

Pour Marc Van Ranst, la moyenne journalière de nouveaux cas va dépasser les 100 la semaine prochaine : « Nous ne voyons que des petites augmentations, ce qui ne nous tracasse pas. Ok, si on regarde la courbe globale, ce n’est pas hyper inquiétant, les chiffres restent bas, mais il faut se réveiller ».

Inquiet… depuis le début

Et lorsqu’on lui demande s’il faut commencer à se faire du souci : « Commencer ? Pour être honnête, je me fais du souci en permanence. Lorsqu’on rigole avec le virus, comme le font certains bourgmestres de la côte, on en voit directement les conséquences ».

Pour Marc Van Ranst, une deuxième vague est donc inévitable : « C’est un virus bizarre. Et on ne se comporte pas bien en fonction de lui. En tant que virologue, on ne peut que répéter l’importance du respect des mesures de sécurité. Distanciation sociale, port du masque… On ne peut pas être plus clairs, et pourtant on voit encore de nouveaux cas… »

Marc Van Ranst se monte également très critique envers le « tracing ». Selon lui, on ne sait pas qui sont les nouveaux cas et comment ils ont été contaminés.

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