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Le Grand-Duché durcit le ton face à l’augmentation du nombre cas positifs au coronavirus: davatange de contrôles et des bulles sociales réduites

«
Ne pas s’en tenir aux règles est du pur égoïsme
», a dénoncé Xavier Bettel.
« Ne pas s’en tenir aux règles est du pur égoïsme », a dénoncé Xavier Bettel. - AFP

Un Conseil de gouvernement s’est tenu ce dimanche soir à Luxembourg, à l’issue duquel le Premier ministre Xavier Bettel et la ministre de la Santé Paulette Lenert ont annoncé de nouvelles mesures pour lutter contre le coronavirus. Les membres du gouvernement ont avoué qu’il s’agissait d’un « pas en arrière » face à la recrudescence de cas ces derniers jours chez nos voisins grand-ducaux. Ces nouvelles mesures seront des amendements à la loi Covid. Xavier Bettel a notamment annoncé davantage de sanctions. Le nombre de contrôles de police, mais aussi ceux de l’Inspection du travail et des mines (ITM) va augmenter. Les entreprises qui seront prises en défaut seront sanctionnées. « Elles ne percevront pas d’aide ou devront rendre l’aide qu’on leur a fournie », a expliqué le Premier ministre lors de la conférence de presse qui a eu lieu dimanche après 22h. En cas de récidive, une fermeture administrative de trois mois pourra être décidée.

Autre changement : les rassemblements à domicile, que ce soit à l’intérieur d’une habitation ou dans le jardin, seront désormais limités à 10 personnes au lieu de 20 jusqu’à présent. Une mesure prise en raison de l’augmentation du nombre de cas sur le territoire grand-ducal. Ces dernières semaines, de nombreuses fêtes illégales ont eu lieu au Luxembourg et les autorités veulent aussi lutter contre ce phénomène en sanctionnant davantage. Ceux qui ne respectent pas les règles d’isolement ou de quarantaine devront payer une amende de 25 à 500 euros.

Le Premier ministre a rappelé aussi l’importance de privilégier le travail à domicile, pour limiter les déplacements. « Le télétravail est une partie de la solution. Le gouvernement n’a pas dit qu’il fallait l’arrêter, on peut le continuer là où c’est possible, c’est la responsabilité du patron de voir ce qui est bon pour les employés », a-t-il expliqué, avant de pousser un coup de gueule. « Ne pas s’en tenir aux règles est du pur égoïsme. C’est un manque de solidarité et ça met en danger tous les autres. C’est un appel, non pas en tant que Premier ministre, mais en tant qu’homme ».

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