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Rebond du coronavirus en Belgique: la Wallonie paie pour la Flandre, «des mesures locales ont été étendues au niveau national…»

La Métropole est au cœur de la deuxième vague du virus.
La Métropole est au cœur de la deuxième vague du virus. - Belga

Le Conseil national de Sécurité de ce lundi a semé la colère au sein de la population. « On paie les pots cassés d’Anvers. On a des mesures dures parce qu’Anvers ne s’est pas confiné. C’est dégueulasse et honteux », s’insurge un internaute. Les mesures décidées provoquent également une certaine amertume parmi les décideurs politiques. En témoigne cette réaction d’un responsable de premier plan : « On a un peu l’impression que le pays paie pour Anvers ! »

Mais est-ce que cette colère de la population et cette amertume du politique sont justifiées ? D’un point de vue épidémiologique, que penser des décisions prises ce lundi ? Nous avons demandé l’avis d’experts de la Santé.

« Oui, on a payé les pots cassés », explique Jean-Luc Gala. « Il était possible d’avoir des mesures non généralisées. Elles l’ont été à cause d’une situation locorégionale : Anvers, Heusden-Zolder, Beringen… On peut avoir l’impression que les mesures n’ont pas été discriminantes. Des mesures extrêmement dures alors que la population a déjà fait de gros efforts. Il aurait été possible d’être plus doux sauf à Anvers. Des mesures locales ont été étendues au niveau national… »

► Le spécialiste des maladies infectieuses exprime ses craintes suites à ces nouvelles mesures.

► Pour Yves Van Laethem, on aurait pu avoir des mesures plus souples  : « S’il n’y avait pas eu ce qui s’est passé à Anvers, on aurait eu des mesures plus souples. Maintenant, la situation générale nécessitait aussi des mesures »

► Les experts wallons et flamands ne réagissent pas du tout de la même manière  !

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