Abonnez-vous pour 1€

Formation fédérale: la mission du duo Magnette-De Wever prolongée par le Roi jusqu’au 8 août

Vidéo
Belga
Belga

Les deux présidents de partis ont été reçus en audience au Palais Royal, conformément à ce qui était annoncé, à 14h30 pour discuter d’un premier rapport de leur mission. Ils ont été chargés de la poursuivre et de présenter un nouveau rapport au Roi le 8 août prochain.

Selon le communiqué diffusé par le Palais Royal, à l’issue de l’audience qui semble avoir duré environ une demi-heure au Palais de Bruxelles, le Roi a demandé aux deux préformateurs de «réunir au plus vite les présidents de partis pouvant offrir une large assise à la formation d’un gouvernement».

La discrétion est de mise dans le chef de MM. Magnette et De Wever et de leur entourage, depuis le début de la mission qui leur a été confiée à la veille de la Fête nationale du 21 juillet dernier, en tant que chefs de file des deux formations sorties en tête des élections du 26 mai de l’an dernier.

Les préformateurs se sont donné une cinquantaine de jours pour y parvenir... ou pas, et dans ce cas, retourner aux urnes, avait aussitôt déclaré Paul Magnette.

Sans aller jusque-là, Bart De Wever a dit d’emblée que l’opération ne présentait aucune garantie de succès. Mais la disponibilité du PS à négocier un volet institutionnel constitue, à ses yeux, «une voie à explorer».

Les deux préformateurs semblent en tout cas d’accord sur une chose: la discrétion. Un mot d’ordre qui semble avoir contaminé les présidents des autres formations susceptibles d’entrer dans la danse, à savoir les familles libérales et démocrates-chrétiennes, à ceci près que, contrairement aux présidents du CD&V Joachim Coens et du cdH, Maxime Prevot, les présidents du MR et de l’Open Vld, Georges-Louis Bouchez et Egbert Lachaert ont clairement fait savoir qu’ils ne feraient rien l’un sans l’autre. Ils se sont fendus d’une note, reprenant leurs priorités, qu’ils semblent avoir remise aux deux préformateurs.

Le président de l’Open Vld a déjà indiqué au cours du week-end dernier que les libéraux ne voulaient pas entrer dans un gouvernement qui met en œuvre une réforme de l’État assortie de nouveaux transferts de compétences en échange d’une politique économique de gauche. Du côté du MR, Georges-Louis Bouchez n’a jamais fait non plus de secret sur ses réserves à l’égard d’un nouveau cycle institutionnel, sauf à refédéraliser certaines matières.

Le PS a indiqué à plusieurs reprises qu’il ne voulait pas dépanner la coalition suédoise (celle mise en place en 2014 et associant la N-VA, les partis libéraux et le CD&V, NDLR). Il se méfie d’une majorité dans laquelle la gauche (PS-sp.a) serait trop faible face à quatre formations de (centre-)droite.

Notre sélection vidéo