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L’Europe en alerte face à une vague de chaleur sur fond de coronavirus persistant

AFP
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En France, des risques de canicule ou d’orages sont signalés dans un tiers des départements métropolitains. La température est montée localement à 40° et 41°C à l’ombre en région parisienne, dans le centre et une partie du Nord-Est du pays.

«Le respect des gestes barrières, notamment la distanciation physique et le port du masque lorsque celle-ci n’est pas possible, doit perdurer» même si les températures grimpent, a souligné la Direction générale de la Santé (DGS) qui appelle également à porter une attention particulière aux personnes âgées.

Les établissements hébergeant des personnes âgées sont en alerte, devant concilier les mesures de prévention liées à la canicule et celles liées au Covid-19 pour cette catégorie particulièrement fragile de la population.

Plutôt la chaleur que le coronavirus

En Italie, 14 grandes villes ont été placées au plus haut niveau de danger lié à la chaleur pour les plus fragiles (malades, personnes âgées...). Outre la capitale Rome (37°C), sont également concernées Bologne (39°C), Florence (38°C), mais aussi Pérouse, Turin ou Vérone, toutes dans le Nord du pays.

Malgré la forte chaleur, les Romains semblaient disciplinés et la plupart ne quittaient pas leur masque, même dans la rue.

«Même s’il fait une chaleur étouffante, il vaut mieux supporter 38°C que d’attraper le coronavirus», philosophe Daniela Iannelli, 55 ans, fonctionnaire locale.

Pour Adriana Poli, 64 ans, retraitée venant de Bergame, ville du Nord de l’Italie la plus endeuillée par le Covid-19, «il faut s’adapter à la chaleur». «Venant de Bergame, on sait ce que c’est. Le masque est une aide précieuse même si ça peut être fastidieux de le porter. Il vaut mieux le masque que des morts», explique-t-elle.

Des trains pris d’assaut

Aux Pays-Bas, les autorités locales ont averti la population d’éviter la station balnéaire de Zandvoort, près d’Amsterdam, trop fréquentée pour permettre le respect la distanciation physique. Selon l’opérateur ferroviaire, les trains pour Zandvoort ont été pris d’assaut par ceux cherchant à échapper à la chaleur dans le pays.

«Il y a d’autres plages plus calmes sur nos côtes (...) je vous conseille de les chercher», a déclaré la présidente de l’autorité régionale de sécurité, Marianne Schuurmans, citée par les médias hollandais.

Mais à Lauwersoog (Nord), de longues files de cyclistes attendaient également à l’embarcadère du ferry pour Schiermonnikoog, une des îles néerlandaises de la Frise occidentale, près de la frontière allemande.

Jour le plus chaud de l’année

En Grande-Bretagne et en Allemagne, les services météo ont annoncé que vendredi était le jour le plus chaud de l’année jusqu’ici.

En Allemagne, les piscines publiques qui font d’habitude le plein à cette période de l’année reçoivent peu de monde en raison des restrictions liées au Covid-19 (réservation obligatoire d’un créneau horaire, temps maximum alloué, cabines supprimées, etc.). Par conséquent, rivières et lacs deviennent très prisés et les autorités ont dû rappeler le nécessaire respect des distances.

Au Royaume-uni, la météo estivale a été jusqu’ici décevante et les Britanniques des régions méridionales, où le mercure a franchi vendredi les 30°C, dépassant même 37°C par endroits à Londres, se sont rués sur le littoral. Des photos de plages bondées ont été postées sur les réseaux sociaux et dans la matinée, les passagers faisaient la queue pour prendre les trains de Londres à Brighton, station balnéaire de la côte Sud.

La vague de chaleur sera de courte durée selon le Service de météorologie britannique: les températures, restées tempérées dans les régions septentrionales, devraient chuter brutalement durant le weekend dans le Sud du pays et repasser autour d’un peu plus de 20°C.

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