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Un pneumologue se débat pour rester auprès de sa fille (6) mourante: l’homme a été violemment arrêté par la police sur son lit d’hôpital (vidéos)

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Un pneumologue se débat pour rester auprès de sa fille (6) mourante: l’homme a été violemment arrêté par la police sur son lit d’hôpital (vidéos)
Capture vidéo Youtube

Les médecins avaient dit à Rashid Abbasi, un pneumologue, qu’il n’y avait pas d’autre choix que de débrancher sa fille de six ans, en phase terminale, du respirateur qui l’aidait à la maintenir en vie. L’homme de 59 ans, après avoir entendu la triste nouvelle, s’est énervé sur le personnel soignant d’un hôpital en Angleterre, qui a fini par appeler la police.

La scène remonte au mois d’août 2019 mais ce n’est que maintenant qu’il est libéré, qu’il peut raconter son histoire. Un mois après la confrontation à l’hôpital, la justice devait décider du sort de l’enfant mais celle-ci est décédée trois jours avant le verdict.

La maladie de Niemann-Pick

La petite Zainab souffrait de la maladie de Niemann-Pick, une maladie métabolique rare et héréditaire. Elle était entre autres, incapable de parler.

Depuis plusieurs années, les parents se disputaient au sujet du traitement qui pourrait sauver leur enfant. Grâce à leur expérience dans le domaine médical, ils pensaient fermement en un traitement expérimental de neurostéroides, ce qui créa des conflits avec l’hôpital et le personnel soignant.

« Je vais faire une crise cardiaque »

« Nous avons appris il y a une demi-heure que notre fille allait mourir », a expliqué Aliya, la maman, à la police le jour de la violente altercation en leur demandant d’être compréhensifs. Mais la tension entre le père et les forces de l’ordre a commencé à monter et des violences physiques ont éclatées. Les deux parents ont été jetés au sol et Rashid a été menotté.

« Vous agissez comme un animal devant votre enfant. Vous devriez avoir honte », a renchéri une policière. La pression est devenue trop forte pour le papa : « J’ai mal à la poitrine. Laissez-moi prendre mes médicaments, sinon je vais faire une crise cardiaque », a-t-il lancé. L’homme ne mentait pas puisqu’il a du subir le lendemain une angioplastie.

« Ils ont agi de manière barbare »

Aujourd’hui, Rachid raconte son histoire, vidéos à l’appui : « Les images parlent d’elles-mêmes, ces agents ont agi de manière barbare », explique-t-il. « Zainab tenait ma main pendant qu’ils m’éloignaient d’elle. Elle voulait la compagnie de ses parents, pourquoi ce droit fondamental m’a-t-il été retiré ? ».

« Si nous faisons état d’une situation menaçante, nous sommes dans l’obligation d’appeler la police », s’est défendu l’hôpital. « Ce n’est pas une décision prise à la légère, la sécurité de nos patients vulnérables est primordiale ».

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