Les Muppets reviennent en mode «confinement» (vidéo)

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Ils sont revenus, ils sont tous là... mais dans un cadre assez différent! Nostalgiques et éternels enfants... à vos postes!
Ils sont revenus, ils sont tous là... mais dans un cadre assez différent! Nostalgiques et éternels enfants... à vos postes! - © D.R.

Pour dérider l’atmosphère en ces temps particulièrement anxiogènes, Disney + a fait revenir ce 31 juillet les éternels… Muppets ! Pour rappel, il n’avait fallu que cinq petites saisons, entre 1976 et 1981, pour que ces marionnettes imaginées par Jim Henson, sortent de leur berceau télévisuel et deviennent des icônes de la culture populaire, en passant accessoirement par la case « cinéma ». C’est dire si leur « résurrection », orchestrée par Disney qui les acheta à Henson pour plus de 70 millions € en 2004, va intéresser et être commentée !

Comme l’indique son titre, « Muppets Now », l’idée était de dépoussiérer le concept et le décor du show des 70ies, qui n’est plus un théâtre, mais un studio où se prépare un nouveau programme produit par Scooter. Et comme vous pourrez le voir à partir du 15 septembre en Belgique, le résultat ne cache en aucun cas les conditions de confinement dans lesquelles tout ça s’est fait ! Mais la nostalgie marche quand même à plein rendement puisque, dans un enchaînement de sketches, on retrouve tous les ingrédients qui avaient fait le succès de la série originale, à commencer par ce meneur de revue de Kermit, dont l’égo est toujours aussi sur-dimensionné.

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De son côté, Miss Piggy, plus pimpante que jamais, fait un come-back éblouissant en conseillère « style et beauté ». Pour ce premier numéro, elle a invité à débattre du sujet, via Zoom, la géniale Linda Cardellini de la série « Dead to me », qui n’a guère droit au chapitre tellement la séquence est vide et expédiée. En revanche, le super gore « Uncle Deadly » (littéralement « L’oncle de la mort », arrivé sur le tard dans l’univers de Henson), qui sert d’assistant à Piggy, est tellement décalé qu’il fait marrer !

Rassurez-vous : tous ceux que vous aimiez « avant » ont aussi rappliqué, l’ours Fozzie, l’affreux Gonzo, Joe la belette, le nébuleux scientifique de laboratoire Dr Bunsen Honeydew, Walter qui apporte le café à Piggy, Janice, Rowlf le chien pianiste, Animal, Zoot, Dr Dent, l’ogre Sweetums, les rats Bubba et Yolanda, Beaker, sans oublier l’inénarrable – et toujours aussi débile – chef suédois, qui a droit à un sketch inepte où il est mis en compétition avec la super cuisinière Carlina Will.

Si les numéros musicaux, grande force de la mouture d’origine, ne sont pas – pour l’instant – possibles, ils sont compensés ici, en quelque sorte, par l’intervention de plusieurs célébrités de chair et d’os, alors qu’avant, chaque numéro avait un seul invité « humain ». Dans le premier volet, Fozzie l’intello interviewe Seth Rogen, et à la fin, Kermit essaie désespérément de faire de même avec RuPaul, qu’il a face à lui, mais qui attire d’autres Muppets, qui l’accaparent. Un moment sympa même si, comme le reste, il rase les pâquerettes.

Après 22 minutes, quand le générique est arrivé, on s’était demandé ce qu’on venait de voir, tant ce lancement nous a paru rapide et… vide. Les « Muppets » n’ont jamais fait dans l’humour qui rend plus malin (ça se saurait), mais on les aime pour leur côté enfantin, qui ne peut que toucher. On est peut-être passéiste mais on a senti moins de « ça » et plus de calcul marketing dans leur réapparition qui, cela étant, ne pourra jamais faire de tort vu ce que nous traversons tous. Que cela soit bien clair ! Vivent Kermit, Piggy, Fozzie et tous les autres !