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«Ce n’est pas +60%, mais +1% de cas confirmés»: l’ex-recteur et virologue de l’ULiège, Bernard Rentier, dénonce le catastrophisme de Sciensano

Des données précises.
Des données précises. - AFP

Pourquoi dénoncer cette manière de faire ?

« Ce n’est pas ce pourcentage-là qu’il faut donner, c’est le pourcentage de nouveaux cas par rapport aux nombres de tests effectués », explique le virologue. « C’est beaucoup plus logique. Plus on fait de tests, plus il y a de cas évidemment. Sciensano possède ces chiffres, il doit les donner, même s’il n’en a pas envie. Ce n’est pas normal. Tout le monde tremble mais qu’est-ce que ça représente réellement ? En chiffres absolus, qu’est-ce que 300 ou même 500 cas par jour à l’échelle de la Belgique par rapport à une grippe normale, même si celle-ci est plus mortelle ? Et en plus, ces cas concernent davantage de jeunes qui sont moins soumis à des complications. »

Bernard Rentier.
Bernard Rentier. - PhotoNews

Si on change la manière de présenter les chiffres, cela signifie donc que nous ne sommes pas à +50 % ou +60 %, mais bien à moins d’1 % de cas, vu qu’on teste beaucoup plus qu’avant. « On a toujours su que le virus restait présent et qu’une fois qu’on allait déconfiner, il allait refaire surface », continue-t-il. « Mais il s’agit plutôt d’un rebond que d’une deuxième vague. »

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