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Le nom de famille d’Isabelle, de Rixensart, change officiellement alors qu’elle n’a rien demandé: «Je ne sais même pas comment le prononcer»

Le nom de famille d’Isabelle, de Rixensart, change officiellement alors qu’elle n’a rien demandé: «Je ne sais même pas comment le prononcer»
Isopix

Isabelle, une Belge d’origine polonaise habitant Rixensart, ne s’appelle plus Kopyka mais bel et bien Kopijka. Un changement qu’elle déplore auprès de nos confrères de RTL-INFO : « Il y a un mois, j’ai appris via mon frère, qui habite à Lobbes, que notre nom de famille d’origine polonaise a changé. Je ne sais même pas comment le prononcer ! ».

Incrédule face à la situation, la femme de 52 ans a contacté sa commune : « Ils m’ont affirmé qu’effectivement il y a des modifications en raison de la numérisation des données des actes de l’état civil. Visiblement, ils se rendent compte des erreurs du passé et les corrections de noms d’origine étrangère se font à la pelle », explique-t-elle.

Le SPF Justice explique avoir dû trancher sur l’orthographe à adopter. En effet, l’un des membres de la famille d’Isabelle, Marian Kopijka, né en 1913 en Pologne, s’est installé en Belgique dans la commune d’Anderlues. S’en sont suivies les premières erreurs : « Ce monsieur a eu sept enfants. Sur leurs actes de naissance, le nom de famille n’est déjà pas toujours orthographié de la même façon. Il existe donc une série d’erreurs depuis des décennies qui ont été répercutées sur les descendants de cette famille nombreuse ».

Le désormais nom officiel a donc été pris sur l’acte de notoriété de cet ancêtre, explique RTL-INFO. Une décision qui vaut pour l’ensemble de la famille Kapijka.

Selon Isabelle, « un tel changement c’est bien plus que de modifier un nom sur un bout de papier. Cela a des répercussions. Je dois changer ma carte d’identité, celle de ma fille, mon passeport, ma carte de banque, mon acte de naissance et de mariage. Je dois prévenir tous mes contacts. Tout cela va prendre du temps, sans compter les frais alors que c’est le fruit d’erreurs d’officiers de l’état civil ». La commune est ouverte au dialogue concernant les remboursements de ces frais.

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