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«Zone de guerre» à Blankenberge: «Ce groupe a reçu le soutien d’autres jeunes francophones, puis les choses sont devenues incontrôlables…»

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«Zone de guerre» à Blankenberge: «Ce groupe a reçu le soutien d’autres jeunes francophones, puis les choses sont devenues incontrôlables…»

L’élément déclencheur de cette bagarre générale, qui a vu voler du sable, des parasols et autres projectiles, n’était pas clair jusqu’à présent. Mais plus les heures passent, plus de nouveaux témoignages clarifient ce qu’il s’est passé.

Selon un employé d’un bar de plage, tout a commencé au moment de la marée haute, alors que tout le monde commençait à se déplacer. « Il a été demandé de quitter la plage ou de mettre la musique moins fort, et des réactions agressives ont suivi », a-t-il raconté à Belga. « En trois secondes, une bagarre de groupe a éclaté, sous les cris ’fuck the police’. La police a tenté de les maintenir à distance des autres personnes sur la plage car ils étaient nombreux. »

Au Nieuwsblad, Vinnie, un jeune étudiant qui travaille dans un des bars de la plage, a la même version des faits, mais il pointe la responsabilité d’un « groupe de jeunes francophones », sans qu’on sache exactement d’où ils venaient. « Il y avait un groupe de jeunes francophones qui avaient été ‘ennuyants’ toute la journée », raconte-t-il à nos confrères flamands. « Ils étaient tout le temps sur notre plage privée. Ils mettaient également leur musique très forte avec leur barre de son. Nous leur avons demandé à plusieurs reprises de baisser le volume de leur musique. Mais encore et encore, ils ont tourné le bouton de volume pour nous narguer et nous défier. Quand j’ai menacé de leur prendre leur enceinte, ils ont commencé à nous défier. Peu de temps après, le groupe a reçu le soutien d’autres jeunes francophones, puis les choses sont devenues incontrôlables ».

LH

Avec les scènes de chaos que l’on a vues. « Cela ressemblait à une zone de guerre, nous n’avons jamais connu cela » dit-il encore. Selon lui, il y a eu une atmosphère agressive sur la plage pendant toute la journée. « Il y avait tout simplement trop de monde. Il faut faire quelque chose ».

« Des parapluies et des lits de plage ont volé, des mâts de voile ont été utilisés comme armes », avait expliqué une gérante d’un bar voisin sur la plage, alors que des centaines de personnes suivaient le triste spectacle sur la digue.

La police locale avait reçu l’assistance de plusieurs autres zones.

La bourgmestre Daphné Dumery (N-VA) regrette les événements mais est déterminée à s’attaquer au problème. « Ça ne peut plus durer. Nous faisons tout pour maintenir la sécurité dans notre station balnéaire, et maintenant ça… », a-t-elle réagi sur les réseaux sociaux. Une réunion de la cellule de sécurité a eu lieu à 19h00.

Pas de touristes dimanche

À la suite de la réunion de la cellule de crise, la bourgmestre a finalement décidé que les touristes d’un jour seront interdits à Blankenberge ce dimanche. Elle ne souhaite plus non plus que des trains arrivent entre 9 et 16h. « Nous avons besoin d’un temps mort », justifie-t-elle. Seuls les habitants, les propriétaires d’une seconde résidence ou les touristes qui restent plusieurs jours seront autorisés dimanche. Des contrôles de police sont prévus aux différents accès à la station balnéaire.

La section de Bruges du parquet de Flandre occidentale a confirmé qu’un certain nombre de personnes avaient fait l’objet d’arrestations administratives ou judiciaires. L’enquête devra permettre d’identifier les fauteurs de troubles.

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