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Selon certains experts, on se dirige vers un nouveau confinement si les chiffres ne commencent pas à baisser: «Cette semaine est cruciale»

Pour Geert Molenberghs (à g.) et Marc Van Ranst (à dr.), il est temps que les chiffres baissent...
Pour Geert Molenberghs (à g.) et Marc Van Ranst (à dr.), il est temps que les chiffres baissent... - Photonews/Isopix

Nous sommes dans la semaine de vérité. Car avec 580,1 tests positifs au Covid-19 par jour entre le 31 juillet et le 6 août, le nombre de nouveaux cas continue d’augmenter en Belgique (+16 % en une semaine). Certes, la progression du virus semble ralentir quelque peu alors que des hausses de 104 % étaient encore constatées fin juillet, mais il est indispensable que le nombre de nouveaux cas cesse d’augmenter. Sans quoi, un nouveau confinement est inévitable, selon certains experts.

Les effets des mesures se font attendre…

Et on attend toujours concrètement l’effet des mesures prises lors du Conseil national de sécurité du 27 juillet dernier (comme la bulle de 5, par exemple) : « Ce qu’on remarque, c’est que les chiffres montent moins vite », explique le virologue Marc Van Ranst à nos confrères du Morgen. « Dans la prochaine phase, il faut que ces chiffres se stabilisent, et j’espère que ce sera le cas cette semaine. C’est pour cela que cette semaine est si cruciale. Dans une troisième phase, les chiffres devront baisser. Mais si les chiffres ne se stabilisent pas cette semaine, d’autres restrictions seront nécessaires. Et on se rapprochera alors des mesures telles que le confinement, et ça, personne n’en veut », explique-t-il.

Onze épidémies

Geert Molenberghs, biostatisticien aux universités de Hasselt et de Louvain, va dans le même sens : « Ce qui nous inquiète en tant que scientifiques, c’est que, dans notre pays, on n’a pas affaire à une grande épidémie comme ça fut le cas lors de la première vague », explique-t-il. « Cette fois, on constate onze petites épidémies : une dans chaque province et une en région bruxelloise. Et dans chacun de ces endroits, l’épidémie évolue différemment », précise-t-il.

Selon lui, les chiffres globaux sont fortement influencés par ce qu’il se passe à Anvers : « Si les chiffres d’Anvers diminuent, alors les chiffres globaux baissent, alors que l’épidémie reprend de la force dans d’autres régions du pays ».

Inquiet pour la Wallonie et Bruxelles

Pour Marc Van Ranst, seules les provinces d’Anvers, du Limbourg et de Flandre-Occidentale commencent à « contrôler » leur épidémie. Dans certaines provinces wallonnes, ou à Bruxelles et dans le Brabant flamand, les chiffres continuent de grimper rapidement : « Il ne faut pas se laisser endormir par les chiffres au niveau national », explique le virologue, avant de rappeler que le nombre de personnes réellement contaminées est en réalité cinq fois plus élevé que ce que les chiffres veulent laisser paraître (de nombreuses personnes asymptomatiques ne sont pas testées, NDLR). « Et si les chiffres continuent de grimper, et qu’on tient compte de cette réalité, on se retrouvera fin août avec plus de contamination que lors du pic de mars/avril ».

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