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McDonald’s poursuit son ex-patron pour avoir menti sur des liaisons avec plusieurs membres du personnel

McDonald’s poursuit son ex-patron pour avoir menti sur des liaisons avec plusieurs membres du personnel
Belga Image

McDonald’s avait contraint Steve Easterbrook à quitter l’entreprise en considérant qu’il avait commis une erreur de jugement en engageant une histoire certes « consentie » mais contraire aux règles internes.

Suite à des informations anonymes reçues en juillet, les membres du conseil d’administration ont appris que M. Easterbrook leur avait menti en affirmant qu’il n’avait eu de liaison qu’avec une seule personne au sein de l’entreprise, et qu’elle s’était limitée à l’échange de messages et de vidéos.

L’entreprise affirme qu’il aurait eu des relations sexuelles avec trois autres membres du personnel dans l’année précédant son licenciement, qu’il aurait accordé des actions valant des centaines de milliers de dollars à l’une de ces personnes, et qu’il aurait détruit des preuves, détaille lundi un document transmis à l’autorité américaine des marchés financiers.

Le conseil d’administration n’aurait pas accordé d’indemnités « si M. Easterbrook avait été congédié pour faute » en novembre 2019 et cherche donc à les récupérer, ajoute le document. Selon le cabinet Equilar, l’ancien directeur général s’était alors vu attribuer l’équivalent d’un peu plus de 40 millions de dollars.

McDonald’s s’est assuré que l’ancien dirigeant ne puisse pas dans l’immédiat exercer ses stock-options ou vendre des actions accordées au titre de sa rémunération. L’entreprise souhaite aussi des compensations financières pour les frais induits par la « mauvaise conduite » de M. Easterbrook.

Dans une lettre adressée aux salariés lors de son licenciement, M. Easterbrook avait reconnu lui-même avoir commis « une erreur ». Il avait été remplacé immédiatement par Chris Kempczinski.

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