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Le virologue Marc Van Ranst peu optimiste au sujet d’un «retour à la vie normale»: «Les bulles pourraient durer un an»

Marc Van Ranst.
Marc Van Ranst. - Photo News

Ce n’est en effet que lorsqu’il y aura un vaccin que nous pourrons vraiment serrer la main d’étrangers, danser avec des inconnus dans des bars ou profiter d’un festival avec des milliers de personnes.

« Et je parie qu’un tel vaccin ne sera pas disponible avant la mi-2021 », explique le virologue Marc Van Ranst dans les colonnes du Nieuwsblad. « D’ici là, il faudra restreindre nos contacts sociaux. Et pas comme au mois de juillet, avec la bulle de 15 personnes. Ce n’était pas du tout une restriction. La bulle doit rester réduite. »

Un avis que soutient Erika Vlieghe, la présidente du groupe d’expert en charge de la stratégie pour le déconfinement (Gees). « Nous devons continuer à limiter nos contacts », estime-t-elle dans le Nieuwsblad, « aussi difficile que cela puisse être ». « Et il est difficile de chiffrer exactement le nombre de personnes que peut compter chaque bulle. »

Dans le cas contraire, le virus pourrait partir en roue libre, estiment les experts. La tenue de fêtes et événements de grande ampleur est donc très incertaine, concluent les journaux.

Tout espoir n’est cependant pas perdu, selon M. Van Ranst, qui souligne que les mesures doivent rester « utiles et proportionnelles » afin de conserver le soutien de la population. « Nous pourrons être un peu plus souples si la courbe baisse de nouveau », affirme-t-il. Pas question d’être aussi souples qu’en juillet par contre, puisque « le délai entre deux vagues doit être le plus long possible ».

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