Abonnez-vous pour 1€

Code jaune, port du masque, situation hybride: voici comment va se passer la rentrée scolaire en Fédération Wallonie-Bruxelles

Code jaune, port du masque, situation hybride: voici comment va se passer la rentrée scolaire en Fédération Wallonie-Bruxelles

Selon le code couleurs imaginé pour le secteur, c’est bien un « code jaune » qui est maintenu, communique en fin d’après-midi le cabinet de la ministre Caroline Désir et celui du ministre flamand Ben Weyts.

« Sur base du dernier avis des experts du GEES et de la prise en compte de considérations épidémiologiques, pédagogiques et sociales, les Ministres de l’Éducation confirment l’application du code jaune pour la rentrée, à tous les niveaux (enseignement maternel, primaire, secondaire, enseignement artistique à horaire réduit, enseignement supérieur, promotion sociale), mais en imposant une vigilance accrue et quelques ajustements », communique le cabinet

Semaines complètes et port du masque

Concrètement, il y aura donc bien 5 jours de cours à l’école pour les élèves de tous les niveaux.

« Ce choix assumé nécessite également que les écoles, les enseignants et les élèves s’engagent à respecter scrupuleusement les règles comme, par exemple, le port du masque en classe (tout en permettant de l’ôter durant les pauses ou les activités sportives). Complémentairement, uniquement dans l’enseignement secondaire, le code jaune sera renforcé momentanément pour limiter au strict minimum les contacts avec des tiers à l’école à travers des restrictions en termes d’accès de ceux-ci aux écoles ou de suppression d’activités extra-muros », indique la Fédération-Wallonie Bruxelles.

Il y a cependant possibilité, localement là où la situation pandémique « est aiguë » et pour certains degrés du secondaire seulement, de passer à un enseignement mélangeant les cours à distance et les cours en présentiel, à l’école.

Le « jaune » maintenu

En juin dernier, les ministres de l’Education des trois Communautés s’étaient entendus sur un code couleurs commun (vert, jaune, orange ou rouge) assorti de mesures pratiques à mettre en œuvre en fonction de l’évolution de l’épidémie. A l’époque, vu le reflux de la pandémie alors constaté, mais dans l’attente de la disponibilité d’un vaccin ou d’une immunité collective suffisante, il avait été décidé que la rentrée de septembre se ferait en code jaune.

On craignait ces derniers jours que cette donne puisse changer, vu que les chiffres des contaminations au coronavirus repartent à la hausse depuis plusieurs semaines. Mais il n’en est rien : on maintient le « jaune », soit à peine un petit échelon au-dessus du vert, qui correspondrait à une situation normale. Si le jaune était précédemment évoqué comme une semaine de quatre jours pour le secondaire, avec le mercredi en travail à domicile, cette particularité a été abandonnée, car « les experts du GEES ont signalé que l’impact épidémiologique limité de la journée sans école le mercredi ne compensait pas suffisamment les effets secondaires organisationnels pour les écoles ». Ce sera donc semaine complète à l’école pour tout le monde, sauf exceptions.

Du « orange » si la situation locale l’exige

On maintient en effet la possibilité, localement là où la situation pandémique « est aiguë » et pour certains degrés du secondaire seulement (deuxième et troisième degrés), de passer à un enseignement mélangeant à environ moitié-moitié les cours à distance et les cours en présentiel, à l’école. Pour le reste du secondaire et le primaire, on pourra envisager un passage en « code orange », avec des mesures renforcées, si la situation locale l’exige, « mais les élèves pourront continuer à fréquenter l’école à temps plein dans ce cas de figure ». Toute décision de changement de code couleur devra passer par la ministre, sur proposition de la cellule de crise locale.

Les ministres des trois communautés, et les acteurs de l’enseignement (syndicats, pouvoirs organisateurs, parents), souhaitaient « permettre au maximum la présence des élèves en classe, face à un enseignant. Rien ne remplace en effet l’enseignement en présentiel, et l’offre numérique ne peut constituer qu’une alternative lorsque les règles de sécurité l’exigent », explique le cabinet de la ministre Caroline Désir via communiqué.

Notre sélection vidéo