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Donald Trump n’a «jamais» pris son rôle de président au sérieux, estime Barack Obama: «Les conséquences de cet échec sont graves»

Donald Trump n’a «jamais» pris son rôle de président au sérieux, estime Barack Obama: «Les conséquences de cet échec sont graves»
D.R.

Au-delà du discours du 44e président, très attendu, la convention nationale démocrate accueillera aussi la sénatrice Kamala Harris, colistière de Joe Biden, qui portera les couleurs démocrates le 3 novembre.

« J’ai espéré, pour le bien de notre pays, que Donald Trump puisse montrer l’envie de prendre son rôle au sérieux, qu’il puisse ressentir le poids de la fonction », a affirmé M. Obama, nettement plus jeune que les deux candidats en lice mais déjà retraité de la politique. « Mais il ne l’a jamais fait », a ajouté M. Obama, troisième ex-président à soutenir Joe Biden à la convention après Bill Clinton et Jimmy Carter.

« Les conséquences de cet échec sont graves : 170.000 Américains morts, des millions d’emplois perdus, nos pires instincts libérés », a-t-il ajouté depuis Philadelphie, accusant son successeur d’avoir utilisé la présidence comme « un show de télé-réalité de plus ».

Pendant le discours de Barack Obama, Donald Trump a multiplié les tweets colériques, en lettres capitales, accusant en particulier son prédécesseur de l’avoir espionné pendant sa campagne.

Quelques heures plus tôt, après la diffusion d’extraits du discours, il avait déjà répliqué avec force. « Quand j’entends cela et que je vois l’horreur qu’il nous a laissée, la stupidité des accords qu’il a conclus… », avait-il réagi. « Regardez comme il était mauvais, à quel point il fut un président inefficace ». Le locataire de la Maison Blanche a aussi ironisé sur « Hillary la crapule », surnom moqueur dont il affuble Mme Clinton, avant même la diffusion de son discours.

L’ex-candidate malheureuse, qui a échoué il y a quatre ans à devenir la première présidente des États-Unis, a elle aussi pris la parole lors de cette étrange convention sans public.

« Depuis quatre ans, les gens me disent ’Je n’avais pas réalisé combien il était dangereux’ (…) ou pire ’J’aurais dû voter’», a-t-elle déclaré, appelant à un sursaut pour éviter que les lendemains de l’élection ne soient, une nouvelle fois, ceux de la déception et des regrets.

En face, Donald Trump continue à jouer l’effet de contraste avec celui qu’il surnomme « Sleepy Joe » en multipliant les déplacements, du Wisconsin à l’Arizona.

L’effacement de M. Biden, la rareté de ses sorties de son domicile et le fait qu’il n’organise pas de conférences de presse sont devenus l’un des principaux arguments des républicains pour tenter d’affaiblir ce grognard de la politique qui caracole en tête des sondages.

La grand-messe démocrate, organisée cette année totalement en ligne en raison du Covid-19, est censé monter en puissance jusqu’au discours final jeudi de Joe Biden, 77 ans

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