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Ancienne étudiante de l’ISMA (Arlon), Deborah De Robertis a été condamnée pour exhibition sexuelle: «Je suis une artiste, pas une strip-teaseuse!»

Exclusif
Deborah De Robertis est connue pour son travail engagé.
Deborah De Robertis est connue pour son travail engagé. - D.R

Vous avez étudié à Arlon. La province de Luxembourg est de tradition catholique, très rurale. Votre travail, souvent très osé, y est-il compris?

Ni plus ni moins qu’ailleurs ! La misogynie, c’est partout pareil. J’évolue dans le milieu artistique, un milieu élitiste, sexiste, très masculin, où les femmes rencontrent peu de soutien. De mon expérience, les hommes influents rencontrés dans ce milieu se sont intéressés d’avantage à mon «sexe de femme», en niant le sexe politique mis en œuvre dans mon travail d’artiste. Mes performances sont une façon de leur «passer dessus» et de «pénétrer» le monde misogyne stérile de l’art contemporain. Souvent, je m’adresse au monde de l’art et je dénonce ce système...

>> Sa condamnation pour « exhibition sexuelle », ses performances engagées et souvent osées, le féminisme... L’artiste se confie sans fard dans une interview exclusive