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Theo Francken revient sur les négociations entre le PS et la N-VA: «Nous étions très proches d’un accord historique entre les deux grands ennemis»

Exclusif
Theo Francken revient sur les négociations entre le PS et la N-VA: «Nous étions très proches d’un accord historique entre les deux grands ennemis»
G.G.

M. Francken, les discussions pour la formation d’un gouvernement se poursuivent. Et le scénario sans la N-VA circule de plus en plus.

On a besoin d’un gouvernement avec une majorité en Flandre. Pourrait-on imaginer les deux plus grands partis en Belgique dans l’opposition ? Rejeter le plus grand parti de Flandre et du pays dans l’opposition n’est pas démocratique. Si l’on fait ça, on aurait les ingrédients pour avoir beaucoup de problèmes. Notre économie, avec la crise du Covid, ne va pas bien. Et l’économie belge, elle est très largement en Flandre. Il faudra donc prendre des mesures fortes avec une légitimité démocratique, notamment au nord du pays. Parce que là, qu’est-ce qu’on a ? Plein de petits partis qui perdent, élection après élection.

Pour être très clair : quelle serait la coalition idéale, selon vous ?

Pour rendre ce pays à nouveau gouvernable, pour aborder le futur de manière forte, on doit avoir un grand accord PS-N-VA, les deux plus grands partis au nord et au sud. Et nous étions très proches d’un grand accord historique en ces deux grands « ennemis » ! Ça, c’était un vrai grand accord politique. Si on ne le fait pas, ce sera le clash toutes les semaines au Parlement et ce, jusqu’aux élections de 2024. Paul Magnette a osé prendre ses responsabilités. Il lui a fallu un peu de temps pour parler avec Bart De Wever, mais il l’a fait. Et ils ont débouché sur un vrai grand compromis équilibré.

L’ex-secrétaire d’État est catégorique : il faut un gouvernement avec la N-VA.

Retrouvez ICI l’interview exclusive de Theo Francken.