La Wallonie à la pointe des nouvelles technologies grâce au GeoChallenge

Les 4 équipes gagnantes du GeoChallenge seront bientôt connues. Les 11 équipes retenues par le jury sont entrées dans la seconde phase du challenge et approfondissent actuellement la mise en œuvre de leur solution.

Au printemps dernier, le Service public de Wallonie lançait la première édition d’un programme d’exploitation de l’information géographique wallonne : le GeoChallenge.

Mobilité, environnement, économie, action sociale… La Wallonie dispose d’un nombre croissant de données géographiques relatives à son territoire. D’une grande richesse et accessibles depuis le Géoportail de la Wallonie, ces données sont mises au service de nombreux acteurs en vue d’aider le citoyen, les entreprises, le secteur associatif et l’enseignement.

« Le Service public de Wallonie (SPW) souhaite favoriser le développement de services et solutions innovantes basés sur l’utilisation et la valorisation de l’information géographique wallonne », nous explique Xavier Demarets, directeur au sein du département de la géomatique au SPW.

Objectif du GeoChallenge : développer des applications pour promouvoir et faciliter l’utilisation de modes de transport respectueux de l’environnement, faciliter et encourager la découverte du patrimoine naturel de Wallonie, soutenir et faciliter la mise en réseau et l’hébergement des entreprises, améliorer la qualité de vie… Autant de défis que l’administration wallonne s’attelle à relever quotidiennement.

Après avoir analysé l’ensemble des projets reçus, un comité réunissant des membres de l’organisation et des partenaires de l’événement a retenu 11 équipes de challengers. Ces derniers sont entrés dans la seconde phase du challenge et approfondissent actuellement la mise en œuvre de leur solution.

C’est notamment le cas de Julien Minet, 35 ans, de Namur, l’un des challengers du défi Environnement et patrimoine naturel. « Je suis développeur d’applications internet et cartographiques au sein de la coopérative Champs-libres. On a proposé de développer une application d’aide à l’organisation de parcours d’évènements sportifs. C’est un besoin qu’on connaît en organisant des circuits VTT. On doit contacter les communes, les services de la Nature et des Forêts concernés, et leur remettre les circuits sous forme de cartes papier. Il n’y a pas de démarche uniforme. Notre outil permettra de communiquer son parcours aux administrations concernées. »

Avec le soutien matériel et humain des entités de l’administration concernée, chacune des 11 équipes retenues confronte la solution proposée aux réalités du terrain, l’améliore, l’adapte et développe sa solution. « Par développement des solutions, il faut entendre la réalisation d’une documentation générale et technique sur la solution envisagée et si possible d’une première ébauche d’un démonstrateur », nous précise Emmanuel Jauquet, chargé de communication au département de la géomatique, qui coordonne le GeoChallenge.

Lors d’un événement réunissant l’ensemble des acteurs et partenaires du GeoChallenge, chaque équipe de challengers présentera bientôt oralement son projet et sa solution devant un panel d’experts.

La présentation évoquera notamment l’aspect innovant du projet, les orientations prises, les étapes liées à son développement, l’état d’avancement ainsi que les moyens nécessaires à la poursuite du projet pour assurer sa viabilité et son évolution. 

A l’issue des présentations, le panel d’experts désignera et annoncera les projets les plus prometteurs parmi les projets présentés (un par défi ). Seuls ceux-ci poursuivront l’aventure du GeoChallenge jusqu’à son terme. 

Chaque challenger lauréat obtiendra 15.000€ pour continuer la réflexion et le travail de développement de sa solution afin d’aboutir à un démonstrateur suffisamment mature et opérationnel qui réponde au défi initial.

 

- Ce qu’en pensent les ministres wallons

« Des services au bénéfice de tous »

« Je suis très fière que le SPW ait mis en place ce GeoChallenge, nous confie Valérie De Bue, Ministre de la Fonction publique, du Tourisme, du Patrimoine et de la Sécurité Routière. Le SPW veut être au service de la société, améliorer ses services pour les citoyens et les entreprises. C’est dans la vision et le projet que nous avons pour l’administration durant cette mandature. L’administration et la Région wallonne disposent d’une multitude de données importantes, notamment sur le Géoportail. Il est important de pouvoir développer des projets qui valorisent ces données et puissent générer des activités au bénéfice des citoyens et des entreprises. »

Willy Borsus, Vice-Présidence de la Wallonie, Ministre de l’Economie, du Commerce Extérieur, de la Recherche et de l’Innovation, du Numérique, de l’Agriculture et de l’Aménagement du Territoire :
« Ce GeoChallenge est, d’une part, un appel, un soutien à la créativité, à l’entreprenariat, pour les citoyens ou des gens qui sont déjà dans une démarche entrepreneuriale. On a besoin de ces initiatives. Les articuler avec le Service public de Wallonie est évidemment une très bonne chose. Deuxièmement, on est dans le domaine du digital, des applications web. Et on sait que c’est un champ de création, d’activité, du futur, qui est vraiment très étendu. Développer ces projets à l’aune du numérique est une deuxième bonne nouvelle. Cette dynamique positive est très heureuse. Il faut la poursuivre. »

Avec ce Geochallenge, la Wallonie démontre à son administration et ses administrés qu’elle croit et investit dans l’innovation et les nouvelles technologies. « On voit à quel point le redéploiement économique de notre région et donc la création des futurs emplois se baseront sur plusieurs piliers, poursuit le Vice-Président de la Wallonie Et parmi eux, deux sont incontestables : l’innovation et la recherche. Et deuxièmement : la digitalisation et la numérisation. »

Les applications imaginées vont placer le Service public de Wallonie à la pointe de la technologie. « Elles vont créer de l’activité économique et de l’emploi, nous confie Valérie De Bue. Mais elles vont aussi permettre au SPW de poursuivre sa mutation vers une administration plus moderne, plus efficace, d’accélérer encore le changement de mentalité. Ces applications seront aussi utiles aux citoyens et aux domaines de l’environnement, du tourisme, de la mobilité, des entreprises et de la qualité de vie. Grâce au traitement des données, des projets vont pouvoir générer des services au bénéfice de tous. » 

TEXTE ET INTERVIEWS : NICOLAS DEWAELHEYNS