Jérôme Bertin, alias Patrick Nebout dans «Plus belle la vie», se confie: «Ce que vit Patrick, je l’ai vécu à quelques semaines d’écart»

Jérôme Bertin, alias Patrick Nebout dans «Plus belle la vie», se confie: «Ce que vit Patrick, je l’ai vécu à quelques semaines d’écart»

Depuis quelques épisodes déjà, votre personnage est au cœur d’une intrigue dramatique. Est-on réellement en train de découvrir une nouvelle facette de Patrick Nebout ?

Oui, là je pense que c’est le cas. Patrick, tout ce qu’il fait dans sa vie c’est pour sa famille. On peut l’oublier mais c’est quelqu’un qui vient de l’assistance publique. Et lui, contre toute attente a réussi à construire une famille recomposée. Et le ciment de cette vie-là, c’est sa relation avec Babette dont il est profondément amoureux. Oui, il y a eu des écarts, mais c’est la vie de beaucoup de couples dans le fond. Mais s’il n’y a plus Babette, il n’y a plus Patrick.

Mais on sent aussi qu’il se bat un peu seul pour sauver son couple. On se dit « le pauvre quand même »…

Les auteurs l’ont écrit comme ça mais pour moi c’était très important de montrer cet aspect-là : combien d’hommes ou de femmes d’ailleurs peuvent avoir un rôle très important dans leur vie sociale ou professionnelle et parfois oublient que sans leur moitié ils ne sont plus grand-chose. On en croise beaucoup des gens qui ont « réussi » et oublient que le fait qu’ils en arrivent là, c’est grâce à l’amour. Et Patrick, si on lui enlève l’amour de Babette et la cellule familiale qu’il a construite, tout s’effondre ! Cette intrigue avec Babette me touche beaucoup et me fait me poser beaucoup de questions sur le sens de la vie parce que ce que vit Nebout, je viens de le vivre, à quelques semaines d’écart. Une rupture, voilà, ça s’est produit dans ma vie. J’ai eu l’impression de passer dans une moissonneuse batteuse ! C‘est douloureux de vivre ça mais quand on vous demande de le revivre à l’écran, waw, là il y a des moments où c’est très compliqué. Des scènes où on voit l’abattement de Nebout, il y a des choses extrêmement personnelles que j’ai mises dedans.

Est-ce que jouer, à ce moment-là, aide finalement, notamment pour extérioriser des choses qu’on vit personnellement ?

Il y a quelque chose d’assez cathartique… Au moment où vous devez replonger dans la situation vous vous dites : « ça va là, je ne vais pas revivre là, je ne vois pas pourquoi je paierais deux fois l’addition ! » Sur le moment vous êtes dans des états… Ce n’est pas difficile d’être vrai dans la scène puisque vous venez de le vivre, mais quand vous jouez, vous vous faites mal. Mais au final, c’est évident que ça m’a aidé. Cela fait du bien derrière ! Vous mettez de la distance avec ce que vous avez vécu finalement. Donc à toute personne qui vivrait une rupture, je lui conseillerais de rejouer la rupture ! (rires)

On a du mal à comprendre les griefs de Babette contre Patrick. Parce qu’à la maison, il a l’air mari et père parfait, d’ailleurs c’est toujours lui qui cuisine…

(sourire) C’est marrant d’ailleurs parce que ça me ressemble beaucoup. J’aime beaucoup pour les autres. On ne va pas tout révéler. Mais parfois dans une rupture, il n’y a pas forcément besoin d’un événement important. Ça peut être une accumulation, une lassitude, un certain nombre de choses…

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