NRJ, son départ de RTL, sa nouvelle grossesse, le buzz de son décolleté, ses "casseroles"...: Julie Taton se dévoile dans notre podcast

Julie Taton réveille les auditeurs de NRJ avec Shalimar, Tanguy et JereM.
Julie Taton réveille les auditeurs de NRJ avec Shalimar, Tanguy et JereM.

Julie Taton a donc tiré un trait, mais peut-être pas définitif, sur la télé. Même si ce monde-là est violent avec les animatrices, aussi populaires soient-elles. Ju s’en explique détendue et rayonnante : « J’étais lassée de demander à être sur des projets télé en Belgique ».

A ECOUTER EN INTEGRALITE (40 MINUTES) : L’EMISSION EN ENTIER

Julie, pourquoi cette émission sur NRJ, pourquoi le « Wake up Show » ?

NRJ est venu me proposer d’intégrer l’équipe de la matinale et, spontanément, d’abord, je me suis dit : « le matin je l’ai fait il y a 10 ans, j’avais la vingtaine, ça allait mais c’était compliqué. Alors maintenant avec un enfant et tout, bof… » J’ai mûri ma réflexion et je me suis rendu compte que c’était ça qui me manquait : le contact direct avec les gens. Cette spontanéité qui est en moi – et qui n’est pas toujours top ! (rires) –, le travail en équipe. Et maintenant que je suis dans le bain, c’est l’ambiance, le fait d’avoir vraiment des complices, de travailler dans une bonne humeur, avec une équipe bienveillante et jeune. Donc voilà : au début de l’année, j’avais décidé de tirer un trait sur la télé, de passer à autre chose, de me retrouver. Mais je crois aux rendez-vous, aux signes. Et j’ai dit : « go ! »

A écouter en podcast : son arrivée sur NRJ et sa nouvelle équipe

Votre arrivée sur NRJ, c’est aussi le coup médiatique de la rentrée. Ça vous met la pression d’être encore plus à la hauteur ?

Chacun le voit comme il en a envie. Moi, je me mets la pression toute seule. Parce qu’en radio, tu ne peux pas, quand tu dis une bêtise ou s’il y a un blanc, te raccrocher à un sourire, à une image comme en télé. À la radio, si tu fais une faute de français ou un blanc, c’est catastrophique ! C’est ça, moi, qui me met plus la pression, plus que le changement de grande maison. J’aime bien faire les choses comme il faut…

Julie, présentez-nous vos tros nouveaux amis du matin...

Tanguy, c’est le perfectionniste, très consciencieux. Il n’est pas sûr de lui et en même temps il connaît son potentiel, il est un peu gaffeur, un peu doudou, gentil. Très attachant. JerM, c’est le sniper, très gentil, bienveillant, intelligent. Avec un petit humour foireux qui me fait beaucoup rire. Et il est fidèle à lui-même. Et Shalimar, c’est la bonne copine, hyper intéressante, douce, qui rassure. La maman parfaite, responsable qui a préparé toutes les affaires de ses enfants pour la rentrée des classes quand toi il te reste juste un week-end pour tout faire. On a plein de points communs ; hygiène de vie, yoga… .

Animer une matinale radio, vous l’avez fait en duo, il y a 13 ans, pour le « Good Morning » de Contact. C’est quoi la différence avec le « Wake Up Show » de NRJ aujourd’hui ?

Eh bien, 13 ans ! (rires) Aujourd’hui je suis plus détendue et j’ai surtout plus le temps de me consacrer à la radio. À l’époque, quand je faisais le « Morning », j’étais en plus speakerine, je faisais du théâtre pour le télévie, les lundis, mercredis et samedis je partais à Paris pour la présentation du Loto, j’animais le « Grand quizz des Belges » et « L’amour est dans le pré ». Tu cases tout ça dans l’année et en plus tu te lèves à 4 heures30 du matin tous les jours pour la radio ! C’était un peu compliqué… J’étais jeune, je n’avais pas d’enfants mais c’était très compliqué à gérer et je pense que c’est ce qui m’a un peu fatiguée. J’ai dû choisir car ce n’était pas possible de tout faire. Ce qui me bloquait beaucoup dans mon planning, c’était la radio. Aujourd’hui, plus du tout, c’est un choix qui me motive. Je m’amuse, c’est une autre ambiance, autre chose.

A écouter en podcast : ses débuts en radio en 2007 et son hommage à Pascal Degrez et Serge Jonckers

Julie Taton: «Mon corps s’exprime plus pour cette grossesse!»

« RTL, c’était  ma maison. »
« RTL, c’était ma maison. »

Vous avez annoncé à l’antenne, pour votre première il y a deux semaines dans le « Wake up Show », être enceinte de 4 mois. Ce 2e bébé, il était espéré depuis longtemps ?

Cela faisait plus d’un an qu’on essayait, qu’on attendait cet enfant avec mon mari. Mais il y avait des changements dans nos vies, moi qui étais en transition par rapport à mon boulot, je n’étais pas totalement libre… Les bébés n’arrivent pas par hasard et cette petite crevette est arrivée pendant le lockdown, quand je me reposais.

Vous sentez déjà que cette grossesse est différente de la première, quand vous attendiez Come ?

Oui, complètement ! Les premiers mois ont été assez particuliers avec la fatigue, comme pour Come. Mais j’avais vraiment deux de tension, j’étais un peu boulet, ce que je n’avais pas pour Come. Maintenant, ça va mieux. Et qu’est-ce que le corps s’exprime beaucoup plus que pour la première grossesse ! Pour Come, j’ai mis mes vêtements jusqu’à quasi la fin. Là, ce n’est pas du tout la même chose… je vais déjà devoir racheter des vêtements ! (rires)

A écouter en podcast : elle nous parle de Côme, du papillomavirus + l’annonce de sa grossesse sur NRJ

Vous aviez évoqué à l’époque avoir contracté le papillomavirus. Aviez-vous des craintes par rapport à cette deuxième grossesse ?

Oui, c’était un peu ce qui bloquait à la venue de ce 2e enfant. Cette période papillomavirus a été synonyme de beaucoup de stress mais j’ai eu un chouette suivi et tout est sous contrôle. C’est le message que je fais vraiment passer aux gens : dès qu’on décèle la chose, le positif c’est qu’il y a un suivi, cela peut vraiment être géré. Mais il faut faire un bon suivi, faire gaffe et faire un frottis tous les 6 mois. Mais la naissance de Come a été particulière avec ses petits soucis, les opérations quand il était tout bébé. Ce sont des choses qui me sont vite revenues : « comment ça va se passer cette fois-ci ? Les premières années seront-elles compliquées comme avec Come ? ». Ces choses m’ont fait un peu peur. Mais après, je me suis dit – c’est comme pour le lockdown et le Covid : « Soit tu vis dans la peur et tu ne vis plus, soit tu lâches en étant responsable et on verra, on avisera si problème. Du coup, je suis vachement plus détendue ! »

Et Come, à 4 ans, comment est-il ?

C’est un petit enfant solaire, toujours de bonne humeur, il sourit tout le temps, fait des blagues. Il est facile. Il a ses particularités bien sûr, avec un sacré caractère, c’est un Bélier : quand il ne veut pas, il ne veut pas ! (sourire)

Il est content d’avoir bientôt un petit frère ou une petite sœur ?

Ça dépend. Il y a des jours où il fait des guili-guili guili à mon ventre et des bisous et des jours où il fait « non maman, pas de bébé », en poussant mon ventre. Je lui ai expliqué qu’il allait laisser sa chambre au petit bébé et que lui allait avoir une chambre de grand. Donc il est tout content !

Cela implique que vous allez devoir vous absenter un peu de la radio au début de l’année…

C’était la chose que j’appréhendais : j’ai signé mon contrat et quelques semaines plus tard, j’apprenais que j’étais enceinte. Tu te dis que tes patrons vont te prendre pour un boulet ! (rires) Eh bien, pas du tout ! L’accueil a été plutôt cool, on en a parlé de façon smple, en se disant qu’on pourrait en profiter pour faire gagner des trucs à l’antenne aux jeunes parents. Pour après, on verra comment la grossesse va se passer. Mais j’arrive tôt le matin, et avant midi je suis chez moi, j’ai ce luxe que tout le monde n’a pas de pouvoir me reposer l’après-midi. Ça change la donne. Si l’accouchement se passe bien, je ne sais pas dans quel mood je serai, si mon bébé sera facile. Mais pour Come, 15 jours après j’étais sur le Télévie. Je pense que le rythme sera gérable, mais on verra comme je le sens…

«Je n’ai pas rêvé d’être la future star de TF1!»

La robe qui a «
provoqué
» le buzz...
La robe qui a « provoqué » le buzz...

En 2013, vous vivez une année télé importante avec deux émissions sur TF1 : « Coup de foudre au prochain village », un succès l’après-midi, et « Splash », avec moins de succès mais diffusé en prime-time !

C’était génial, du direct à 20h50 ! Oui, j’avais un peu le vent en poupe à cette époque. Et j’ai surtout eu un compliment qui m’a énormément flattée de la part d’Arthur : « Cette nana, elle gère le direct ! » Je crois que, moi, je ne réalisais pas bien ce que je faisais.

A écouter en podcast : ses succès de 2013 sur TF1

Vous ne vous êtes pas dit à ce moment-là que toutes les portes allaient s’ouvrir ?

Je me demandais si j’allais m’installer à Paris mais je n’avais pas envie car je bossais toujours sur RTL… et je n’avais pas envie de lâcher RTL. À TF1 ils m’ont dit : « Ce serait bien que tu sois plus présente, disponible ». Ils avaient du mal à comprendre ma vision où je pensais déjà à plus tard : « Si dans 5 ans, TF1 ne m’appelle plus, je fais quoi, moi, à Paris toute seule si j’ai tout lâché ? » RTL, c’était ma maison. Et j’ai essayé de gérer entre ces deux maisons…

Vous n’avez jamais eu le rêve de devenir la future star de TF1 ?

Non parce que je suis critique envers moi-même. J’étais contente de m’amuser et pour TF1, j’étais un ovni. Il y a eu des moments où on m’a proposé des émissions et j’ai refusé. On m’a proposé des jeux, j’avais 25 ans, j’ai dit « non ». Après je me suis dit : « Imbécile, fais-le ! » Mais pas de regret finalement !

Vous vous souvenez du buzz que vous avez lancé avec votre belle robe rouge à la présentation de « Belgium’s Got Talent » ? C’était votre premier gros buzz en Belgique…

Oui, c’était mon décolleté qui n’était pas non plus dingue, mais c’était le début des buzz en Belgique. La télé belge ne faisait pas de buzz à l’époque. Le lendemain, je me suis retrouvée à la Une des journaux, on voyait à peine ma tronche mais bien mon décolleté ! (sourire) C’était assez impressionnant parce qu’involontairement, on dirait que j’ai lancé les moments de buzz. Ma séparation avec Jean-Michel Zecca avait aussi fait la Une des journaux !

A écouter en podcast : Julie revient sur le buzz de son décolleté

Vous avez entamé il y a quelques années une autre carrière, loin de la télé, de la radio, comme entrepreneuse. Pourquoi ?

Je suis quelqu’un qui pense parfois un peu trop à l’avenir. Hyvin, mon centre énergétique, est né parce que je me suis dit qu’à un moment donné, la télé, je n’en ferai plus. Et il faudra quand même que je bosse après… On est en Belgique, on ne gagne pas à la télé les salaires français, même si je gagne très bien ma vie. Mais pas suffisamment pour me dire qu’à 35 ans j’arrête de travailler… Il me fallait un plan B. Et ces projets-là m’aident à me sentir bien.

«RTL, c’est comme une histoire d’amour: quand tu tournes en rond, il faut se dire les choses pour ne pas se déchirer»

Avez-vous réellement tiré le rideau sur la télé après 17 ans d’antenne ?

Y’a que les cons qui ne changent pas d’avis ! (sourire) On en reparle l’année prochaine ? Mais aujourd’hui, je ne suis plus dans cette dynamique-là. Je dois toujours faire un peu attention à ce que je dis parce que j’ai peur que ce soit mal interprété. Qu’on comprenne donc bien : je ne suis pas blasée de la télé. C’est juste que je me rends compte que j’ai tout fait… Bien sûr, pas à la perfection, j’aurais pu m’améliorer, mais j’ai touché à tout, aux jeux, au direct, j’étais TF1 – qu’est-ce qu’il y a de plus gros en Europe ? –… Je peux être assez fière de mon parcours et me dire aujourd’hui qu’on avance, que les priorités ont changé. Si vraiment j’avais voulu cartonner en France, m’y installer, il fallait que j’habite là-bas. Et c’est un choix que je ne voulais pas faire. Et j’ai épousé un Belge et je me suis installée dans une vie ici. Je ne pouvais pas imposer un changement de vie à tout le monde. Pour l’instant donc, j’ai envie de me consacrer à fond à la radio et être fière de moi. Parce qu’on m’a appris aussi que ce n’est pas parce que tu es bonne animatrice télé que tu es une bonne animatrice radio.

Vous faites un pas de côté par rapport à la télé mais vous ne fermez pas la porte donc…

Non et j’ai toujours envie de développer TatonTV ma chaîne, qu’on peut aussi développer avec NRJ ici. Mais là je suis plus détendue qu’avant. Avant, je faisais tout en même temps, je courais dans tous les sens comme une poule sans tête.

Pourquoi ? Parce que quand on est une star de la télé, pour ne pas être mise au placard dans ce petit milieu de la télé, il faut être omniprésente ?

Oui. C’est un tout. C’est un jeu auquel tu te prends. Quand tu es comme ça sous les projecteurs, ce n’est pas gai de ne plus l’être. Tu rentres dans un système où tu prends tous les rendez-vous qui te parlent pour rester au top. Tu te mets une pression et tu gères. Et à côté de ça, ce métier d’animateur télé, mis à part pour les hommes – et c’est dégueulasse – qui soi-disant vieillissent mieux et se bonifient avec l’âge, chez les femmes on va rechercher une petite jeunette une fois que tu passes une tranche d’âge. Ou alors tu es dans l’info ou tu as un profil atypique comme Laurence Boccolini. Mais au-delà de 40 ans, rares sont celles qui perdurent.

Trop belle pour durer ?

Non mais c’est un monde très macho la télé. C’est très difficile pour une nana de s’installer sur la longueur de manière sereine. Je ne suis pas arrivée à ce stade-là. J’ai pris les devants parce qu’à un moment j’ai eu l’impression que je nageais à contre-courant, que je pleurais pour être sur les projets en Belgique. J’étais lassée de demander.

RTL est un peu fâché de votre départ ?

Il faut leur demander. Moi je ne suis pas fâchée, je ne fâche jamais. J’ai encore des contacts avec Philippe Delusinne. C’est comme une histoire d’amour : quand tu tournes en rond, il faut se dire les choses pour ne pas se déchirer.

A écouter en podcast : pourquoi elle a quitté RTL + ses projets « Taton TV » et son resto

«Une ressemblance vocale avec Dorothée?»

Dans notre émission podcast, nous avons également évoqué avec Julie Taton :

> Son sacre lors de Miss Belgique 2003

> Sa ressemblance vocale avec l’animatrice Dorothée

Sa chaîne de télé, son resto…

Il y a quelques mois, Julie lançait discrètement sur le web sa chaîne, TatonTV. « J’avais envie de retrouver la légèreté que je ne trouvais plus sur les programmes que j’animais ces dernières années. C’étaient des programmes assez formatés, avec un code, des phrases types. J’avais envie de retrouver de la spontanéité, des échanges. Mon ami Sam avec lequel on a monté TatonTV m’a dit : « Je te connais dans la vie et à la télé, c’est à la fois toi et pas toi. Je veux te retrouver telle qu’on te connaît dans la vraie vie. » Mais voilà, le lockdown est arrivé. Je voulais faire des choses in situ, aller à la rencontre des gens et ce n’est pas faisable pour l’instant. Filmer avec un masque, c’est anxiogène. On a donc mis sur pause. Car je veux prendre le temps de bien faire les choses ! »

Julie s’est donc consacrée à un autre projet : son restaurant éphémère, le Bivouac. « On a pris le temps du lockdown avec mon mari pour penser à quelque chose qui est dans la mouvance actuelle et fait du bien aux gens. J’avais toujours eu envie, dans mon centre énergique Hyvin, de faire des dîners à thème. On est revenu à ça. On a sublimé l’idée de base et on l’a transformée en Bivouac. Une bulle éphémère où on respecte complètement les réglementations sanitaires. Tu arrives non pas dans un resto, mais une bulle où tu voyages, dans un jardin et sous tente avec un chef qui te fait un repas de dingue ! »

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