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Victime de «revenge porn» sur les réseaux sociaux? Vous avez 6 heures pour réagir

Vincent Rocher
Vincent Rocher

Liesbeth Stevens est professeur de droit pénal et spécialisée dans les affaires à caractère sexuel. Elle est aussi directrice de l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes. Sur Radio 1 et pour Het Nieuwsblad, elle a expliqué comment réagir si l’on était victime de « revenge porn ».

Une femme sur 7 et 3 % des hommes ont déjà subi des pressions pour prendre et envoyer une photo de nu. 15 % des femmes et 7 % des hommes ont déjà vu une photo de nu distribuée sans autorisation, montre une étude. Si on cède à la pression et que de telles photos sont publiées, les choses vont très vite.

« Les recherches montrent que vous n'avez que quelques heures pour vous assurer que ces images peuvent encore être supprimées de façon permanente. Souvent, les gens parlent environ de six heures après la distribution », explique Liesbeth Stevens au Nieuwsblad. Au-delà de ce délai, les images risquent de toujours se trouver quelque part sur internet.

L’Institut pour l’égalité homme/femmes a publié un manuel afin de venir en aide aux vicitmes de ce genre de procédés. En résumé, les consignes sont :

- Agissez le plus rapidement possible: plus tôt vous nous contactez, plus vous avez de chances d'arrêter la distribution.

- Faites des captures d'écran de l'image qui montrent clairement sur quelle plate-forme elle est placée. Cela peut être utile dans une affaire judiciaire ultérieure.

- Si vous le souhaitez, vous pouvez déposer une plainte. Rassemblez autant de preuves que possible.