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Procès «Hakimi / Pauwels»: «Je vais être honnête, monsieur le président...», Stéphane Pauwels a connu une mauvaise journée, revivez notre direct!

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L’ancien boxeur montois, Farid Hakimi, est présenté comme le chef d’une association de malfaiteurs. Un prévenu a particulièrement attiré l’attention des médias : l’animateur de télévision Stéphane Pauwels. Son nom est cité dans le cadre d’une agression commise dans le Brabant wallon. L’animateur et son ancienne compagne sont soupçonnés d’avoir commandité les faits, ce qu’ils contestent.

REVIVEZ NOTRE DIRECT

17H57 - La première journée du procès Pauwels/Hakimi s'achève. Mardi, on entendra le juge d'instruction. Ainsi que le réquisitoire du parquet fédéral Julien Moinil.

17H35 – Les victimes ont quitté la salle d’audience. « Mes clients ont eu l’impression ce matin qu’on faisait leur procès », a commenté Me Amrani. Le deux hommes ont préféré quitter la salle d’audience.

17H15 – Frédéric, la victime tabassée à Lasne, réclame à ses agresseurs et à Stéphane Pauwels, 15.000 euros de dommage moral et les 19.208 euros dérobés. L’autre Frédéric (l’ex de Vanessa), la victime indirecte (puisqu’il y a eu erreur sur la personne) réclame 10.000 euros de dommage moral et d’autres frais car, pendant 1 an, « il n’a plus osé habiter chez lui, il a dû louer un appartement ailleurs ».

16H45 – l’avocat de Frédéric, la victime du home invasion de Lasne, déclare : « Il a été battu, ligoté aux chevilles et aux poignets avec du colson. La police l’a retrouvé avec le visage en sang. Les agresseurs demandaient où était l’homme à la Mercedes. Or, Vanessa connaissait ces détails et savait où il cachait son argent. Ce matin, à l’audience, tant M. Pauwels que Vanessa ont tenté d’expliquer leur comportement grave et inadmissible, par des comportements antérieurs de l’ex-compagnon de Vanessa. À les entendre, ce n’était pas grave. Juste une petite baffe, juste pour faire peur… « L’avocat ne comprend pas les arguments de Pauwels.

L’avocat de la victime de Lasne poursuit : « Le but de Pauwels et de Vanessa, c’était la vengeance. Jamal Ennif était si fier de connaître Stéphane Pauwels, par l’entremise de Walter Baseggio, qu’il a tout fait pour l’aider… Eux n’avaient que faire du butin de Lasne. Le butin devait juste servir à payer les agresseurs ». Selon la partie civile, Stéphane Pauwels ne voulait pas discuter avec Frédéric. « Il voulait qu’on lui mette une raclée ! Et il lui a donné l’adresse précise de Frédéric à son ami Jamal Ennif ».

16h35  : L’avocat de la victime du home invasion de Lasne prend la parole. Le soir du 6 mars 2017, Frédéric a été tabassé à la place d’un autre, à la place d’un autre Frédéric, ex-compagnon de Vanessa.

15H00 – L’audience du procès Pauwels-Hakimi a repris au Lotto Mons Expo, transformé pour l’occasion en grand tribunal correctionnel où chacun (prévenus, spectateurs…) se tient à distance pour éviter la propagation du coronavirus.

Stéphane Pauwels a aussi repris sa place. Après une matinée difficile pour lui, son avocat l’a encouragé d’une petite tape sur l’épaule. Pour rappel, en matinée, son « ami » Jamal Ennif l’a enfoncé. Ce dernier affirme que Stéphane Pauwels et Vanessa lui ont bien demandé de tabasser et de voler Frédéric, l’ancien compagnon de Vanessa. Il s’agissait bien d’aller le corriger, pour qu’il cesse de la harceler. Stéphane Pauwels a pour sa part minimisé son implication. Dans son esprit, il s’agissait juste de faire comprendre à Frédéric qu’il cesse d’ennuyer Vanessa. Et pas du tout de le frapper.

Qui dit vrai ? Le tribunal devra faire la part des choses mais le procès est loin d’être terminé…

L’audience de l’après-midi débute par les demandes des parties civiles, les victimes des multiples vols avec violence, commis chez des particuliers, la nuit.

13H30 – L’audience du procès Pauwels/Hakimi est suspendue. Elle va reprendre à 14 heures 30.

13H09 – Jamal Ennif a finalement appris que Frédéric avait été agressé… par internet. « Je ne sais pas revenir en arrière, mais moi, je voulais que ça se règle à l’amiable. Si Frédéric est honnête, il vous dira que j’avais été parler avec lui. Je ne me sens pas comme le commanditaire du home invasion de Lasne. Ça a pris une autre tournure ».

13H04Jamal enfonce Stéphane Pauwels et Vanessa

Jamal Ennif, décrit comme l’entremetteur dans ce fameux home invasion de Lasne, avoue avoir donné des infos, permettant de commettre le vol avec violence chez Frédéric. Jamal explique au juge : « Stéphane et Vanessa n’arrêtaient pas de se plaindre de Frédéric. Jusqu’au jour où j’ai perdu pied. J’ai été voir Frédéric, pour arranger les affaires à l’amiable. J’ai été discuter avec Frédéric, c’était un bon gars. Mais Stéphane et Vanessa me disaient que si je continuais comme ça, ils ne seraient plus mes amis ». Jamal Ennif s’y perd dans ses explications. Le président lui suggère de consulter son avocat. Il revient à la barre après quelques minutes. Jamal reprend : « Stéphane et Vanessa savaient que Frédéric avait des biens chez lui. Ils voulaient une correction pour lui. Ils disaient que Frédéric méritait qu’on le vole, qu’on le tabasse, qu’on lui donne une correction ».

Jamal Ennif parle de la mission à Benaouane, lors d’une soirée… Ce dernier lui aurait répondu : « OK, je vais voir ça ».

Jamal Ennif précise que « les agresseurs se paieraient avec l’argent de Frédéric ».

12H51 – Vanessa C., l’ex-compagne de Stéphane Pauwels, avoue « avoir donné l’adresse mais pas pour commettre ces faits-là. c’était de la colère. Je ne voulais pas ce qu’il y a eu… Ni vol, ni violence. Rien de tout cela. Si je quitte quelqu’un, ce n’est pas pour avoir des problèmes après ». Pourquoi a-t-elle donné la clé à Jamal Ennif ? « C’était une ancienne clé qu’on avait retrouvée. Un jour, Ennif était devant le resto où je me trouvais avec Stéphane. Stéphane m’a dit : tu dois aller donner la clé à Ennif. Je l’ai donnée à Stéphane, comme ça… Sans penser que c’était pour faire ce qui allait se passer ».

« Depuis que je connais Stéphane, on était très souvent drogués et alcoolisés. Je ne sais pas pourquoi j’ai donné la clé, je n’ai rien imaginé, je n’ai même pas pensé. j’ai été dépassée par les événements, je crois ».

Le tribunal s’étonne : pourquoi Vanessa passait-elle son temps à parler de l’argent de Frédéric, son ex. « Par vengeance, parce qu’il faisait du noir. Ça me faisait du bien d’en parler. Par vengeance. L’argent qu’il cachait, c’était de l’argent sale. Je n’ai jamais parlé de cet argent dans le cadre de l’agression qui a eu lieu ensuite ».

Pour Vanessa, c’est Stéphane Pauwels qui allait chercher la cocaïne, qu’ils consommaient ensemble.

12H46 – Par rapport au chef d’enquête, Stéphane Pauwels déclare : « Il semblait avoir une obsession contre Farid Hakimi. À un point qu’il voulait me faire dire que je me faisais racketer par ce dernier ».

Stéphane Pauwels va se rasseoir. Vanessa, son ex-compagne, lui succède à la barre.

12H32 – « C’est un ami, Jeronimo, qui connaissait bien le frère de Hakimi et qui m’a proposé cela pour m’aider. Mais j’étais tellement acculé. C’est très con, au final ! J’ai laissé faire en pensant que ça allait m’aider. J’étais chez moi dans un mauvais état, avec tous les médias sur le dos. C’est vrai, j’ai répondu à mon ami que OK, qu’il aille voir Saïd Hakimi pour qu’il dise à Farid que ce dernier dise que je n’avais rien à voir dans l’affaire ». Pauwels précise qu’il n’y a pas eu les 5000 euros. « Nous, on n’a jamais parlé d’argent ».

Pauwels poursuit : « Pour moi, il n’était pas question de payer. Jeronimo a fait ça par amitié pour moi. il n’y avait aucune volonté d’agressivité ou de mauvaises pensées. Ça s’est fait sur un bon sentiment ».

12H28 – Le président du tribunal veut comprendre jusqu’ou devait aller cette intimidation. « Dans mon esprit, c’est Jamal Ennif qui devait aller chez l’ex. il n’était pas question d’envoyer quelqu’un d’autre ».

Pauwels dit ne connaître que « 4 personnes dans cette salle. Je ne connais personne dans cette salle. Et non, Monsieur le président, je ne connais pas Farid Hakimi ».

Pauwels est aussi poursuivi pour entrave à l’instruction. Quelque 5000 euros auraient été versés à Hakimi pour qu’il dise qu’il ne connaissait pas.

12H21 – « Vanessa était dans une vengeance de femme », poursuit Pauwels. « Elle a dit devant Jamal Ennif que Frédéric, son ex-compagnon, cachait de l’argent dans son jardin. Elle disait souvent cela, devant plusieurs amis. Elle disait comme ça ».

Le juge l’interroge sur le plan des lieux retrouvé par la police. « Vanessa disait souvent qu’elle avait gardé un trousseau de clés et les plans de la maison. Je ne savais pas que Vanessa avait remis les clés à Jamal Ennif ».

Le président insiste : il veut savoir pourquoi Vanessa parlait de l’argent de son ex. « Elle racontait ça régulièrement, ce n’était pas par rapport à une agression. Elle disait à tout le monde que Frédéric, de par son métier de pépiniériste, avait beaucoup d’argent chez lui », répond Stéphane Pauwels.

12H17 – C’est un Stéphane Pauwels très ému, bouleversé, qui s’exprime à la barre. « L’idée était de lui faire peur. L’idée, c’était de lui foutre une baffe. J’assume mais sans aucune volonté d’agressivité. La police ne pouvait rien faire et le gars harcelait ma compagne Vanessa, tous les jours ».

Qui a suggéré exactement ? Ce n’est pas trop clair. « Pour moi, Jamal Ennif va simplement aller trouver l’ex-compagnon de Vanessa pour lui dire : arrête. C’est tous les jours qu’il la harcelait. J’ai dit à Jamal : dis lui qu’il arrête (de harceler Vanessin) ». Selon Pauwels, c’est Ennfi qui a proposé de lui en foutre une pour lui faire peur. Le juge fait remarquer à Pauwels qu’il n’a pas retenu Ennif. « Pour être clair, j’ai dit à Ennif, dis-lui qu’il arrête de faire chier ».

Stéphane Pauwels reconnaît la volonté d’intimidation mais se dit « surpris par la violence » finalement commise dans la maison de Lasne. « Je ne voulais pas y aller, je ne voulais pas me battre avec son ex-compagnon. Pour moi, c’est Ennif qui allait y aller. Pas pour faire mal, mais dire simplement à l’ex de Vanessa qu’il la laisse tranquille ».

Pauwels ponctue toutes ses phrases par « je vais être honnête, monsieur le président ». Il conclut que si il avait connu un policier dans cette zone, la police serait intervenue pour calmer l’ex de Vanessa. « Mais pas de chance, je connaissais pas de policier dans cette zone ».

12H05 – Stéphane Pauwels : « Je n’ai rien à voir avec ce home invasion, c’est un concours de circonstances. Je me retrouve dans une situation affective personnelle et je me retrouve seul. Pendant une année, je fréquente deux personnes infréquentables. Avec des déboires. De la drogue. Pendant un an, j’ai perdu le fil. J’étais avec une dame, harcelée par son ex-compagnon. Jamal Ennif me dit : tu veux que j’aille le voir ? Si il faut, il faut lui mettre une tarte. J’assume. je gagne bien ma vie. Je filais du mauvais coton. Je vais être honnête avec vous. J’ai déconné, pendant 1 an, j’ai vu des mauvaises personnes ». (Léger sanglot dans la voix). « J’assume mais en aucun cas, volonté de faire mal, d’abîmer ou de voler ».

SP

12H00 – C’est enfin au tour de Stéphane Pauwels de se présenter face au tribunal, et de dire ce qu’il reconnaît et ce qu’il nie dans le home-jacking de Lasne.

11H55 – Stéphane Pauwels va bientôt passer à la barre. On est au prévenu numéro 19 et Pauwels a le numéro 21…

Un prévenu, trop nerveux, évacué

11H20 – Kabongo, entendu comme prévenu, nie toutes les préventions à sa charge, malgré la cagoule, le pistolet et le walkie-talkie retrouvés chez lui. « Ben oui, j’ai le droit d’avoir ça, non ? C’était un pistolet d’alarme ! », s’exclame Kabongo. Il s’énerve. Cette affaire, affirme-t-il, bloque depuis 6 mois sa demande de libération…

Kabongo affirme n’avoir pas été assisté d’un avocat lors de son audition à la police. « D’accord, je n’en ai pas demandé, mais la loi dit que c’était la police qui devait m’en proposer un ». Le président Moulart n’apprécie pas trop cette façon de s’exprimer. « Rien à foutre ! », répond le prévenu. Le président Moulart demande à l’escorte policière d’évacuer le prévenu. « Qu’il aille se calmer un quart d’heure ». On lui passe les menottes, il disparaît de la salle par la petite porte…

Stéphane Pauwels écoute attentivement et attend son tour

Il est 11 heures, et le tribunal entend le prévenu numéro 6. Stéphane Pauwels écoute attentivement les déclarations des uns et des autres. Sans prendre de note. Il n’a pas encore été appelé à la barre. Sur la feuille d’audience, l’ex-animateur vedette de RTL-TVI figure en numéro 21. Vanessa (son ex-compagne) est la 22e prévenue et Jamal Ennif (leur « ami ») en 23e position. Mais il n’est pas certain que l’on suive l’ordre de la feuille…

Un SMS entre le chef d’enquête et un suspect en prison

10H54 – Me Discepoli, l’avocat de Farid Hakimi, soulève un lièvre : un échange par SMS a eu lieu entre Hammouda (alors en prison) et le chef d’enquête. En dehors, donc, de toute audition officielle ! « Oui, il m’a répondu à un message. Je voulais savoir quand j’aurais mon bracelet électronique », déclare Hammouda à la barre.

Selon Hammouda, le parquet s’est vengé sur lui en le transférant de prison, à 120 km de chez lui et alors que sa femme était enceinte. Le parquet rétorque que ce transfert a eu lieu pour le protéger d’une agression. « Il n’y a aucun esprit de vengeance du parquet fédéral à votre égard ! »

Rires dans la salle, le président n’apprécie pas !

10H45 – Mohammed Hammouda se présente à présent à la barre. Il est très bavard et accuse le chef d’enquête, « tombé amoureux de ma femme », d’avoir opéré des pressions sur lui. « Lors de ma première audition, il n’était pas encore avec ma femme. Je crois que c’est arrivé une semaine après… Mais lors de cette première audition, qui s’est passée en présence de ma femme et sans avocat, il m’a dit d’enfoncer Hakimi, sinon, il mettait ma femme en prison et on saisirait ma maison. C’est par la suite, lorsqu’il a eu une relation avec ma femme, qu’il m’a alors enfoncé. Je ne connais aucun des prévenus, je me demande ce que je fais ici ! Le policier est apparemment tombé amoureux de ma femme et il veut prendre ma vie. Quand je sortirai, je ferai un film avec, comme acteurs, le policier, le procureur et la juge ». Rires dans la salle. Le président menace d’expulser des gens si nécessaire.

Me Courtoy, l’avocat de Hammouda, intervient. Il évoque des marchandages. On aurait dit à Hammouda : on te libère sous bracelet (il était incarcéré pour d’autres faits), si tu incrimines telle et telle personnes et si tu te dénonces. Ce que Hammouda a fait, il l’admet ce lundi devant le tribunal. Il a du moins signé sa déposition en ce sens. Mais il dit aujourd’hui avoir fait tout cela, sous la pression.

Hammouda qualifie le chef d’enquête de « mafieux avec une plaque de police ». Il explique que si on ne lui a pas mis le bracelet électronique tout de suite, c’était pour ne pas qu’il se fasse repérer par les autres suspects.

10H14 – Pression du chef d’enquête ? Me Sébastien Courtoy, avocat de Marwane Hammouda (le prévenu dont la compagne avait une relation avec le chef d’enquête, pendant l’enquête), intervient. Il veut savoir si le chef d’enquête a fait subir des pressions à Hakimi. Ce dernier répond que lors des trajets en voiture entre la prison et le commissariat, le chef d’enquête lui disait que les autres suspects ne l’épargnaient pas dans le dossier. « Il me disait : Hammouda a dit cela sur toi, il vaut mieux alors que tu dises ceci lors de tes prochains interrogatoires. Il me disait que Hammouda me chargeait. Ça a été une forme de représailles pour moi d’accuser Hammouda. L’enquêteur m’a fourni des détails que je pouvais répéter. Les détails étaient notamment liés à la description d’une voiture ou d’un co-auteur. »

Du côté des prévenus.
Du côté des prévenus. - Eric Ghislain

Néanmoins, aujourd’hui et sans aucune pression, Farid Hakimi confirme néanmoins, devant le tribunal, tout ce qu’il a dit sur Hammouda.

10H01 – Farid Hakimi est soupçonné d’avoir frappé un individu à la sortie d’une discothèque. Le boxeur prétend n’avoir frappé personne. « D’ailleurs, on ne me voit pas sur la vidéo », dit-il. Le parquet riposte aussitôt et demande que l’on visionne la vidéo en direct. Le président du tribunal accepte mais… un souci technique empêche la diffusion. La vidéo sera projetée demain.

9H51 Au final, Farid Hakimi ne reconnaît que des vols avec agression commis que chez des dealers. Le ministère public veut savoir pourquoi il ciblait les dealers et comment les malfaiteurs se répartissaient le butin. « Je ne comprends pas comment je suis arrivé à ça. Un moment de faiblesse… Il n’y a jamais vraiment eu de quantité de drogue. Il est difficile de parler d’un partage de butin », répond Hakimi.

Farid Hakimi se présente comme un simple chauffeur, pour ces vols avec violence. Le parquet lui fait pourtant remarquer que des armes de guerre ont été utilisées et qu’on a retrouvé des photos de lui, kalachnikov à la main. « Je ne les ai jamais utilisées, mon rôle était de conduire. Et je ne sais pas ce que sont devenues ces armes ».

9H37 – Farid Hakimi reconnaît avoir été sur place, à Lasne, la veille des faits. « Le hasard », dit-il au juge. « Je me suis rendu chez un ami, à Overijse ». Le juge continue à le cuisiner sur ce home jacking de Lasne. Mais Hakimi continue à nier, malgré des éléments troublants.

9H32 – Le président du tribunal Renaud Moulart commence l’instruction d’audience. C’est Farid Hakimi, le boxeur montois, qui va faire ses premières déclarations. Il nie l’association de malfaiteurs et reconnaît une série de home-jackings ainsi que tous les faits liés au stup.

Il nie en revanche d’autres vols avec violence. Celui de Mons commis le 31 décembre 2016. Il nie aussi le vol de Colfontaine le 27 janvier 2017. Il nie le vol de Lobbes de février 2017, malgré la téléphonie qui semble démontrer qu’il était en contact avec Benaouane.

Il nie aussi le home-jacking de Lasne, dans lequel serait impliqué Stéphane Pauwels (ce dernier, comme commanditaire). Il dit n’avoir jamais rencontré ni Pauwels, ni Vanessa. On a pourtant retrouvé chez lui le plan d’accès de la maison de Lasne, que lui avait remis Jamal Ennif. « Je ne sais pas pourquoi Ennif m’a demandé de donner le plan à Benaouane. Ennig m’avait bien dit que c’était pour commettre les faits, mais je ne voulais pas ».

9H17 – Le président Renaud Moulart a ouvert les débats à 09h05, laissant les retardataires arriver dans la salle d’audience. Une dizaine de policiers encadrent les prévenus qui sont encore actuellement détenus dans cette affaire. D’autres, comme Farid Hakimi, comparaissent sous les liens du bracelet électronique. Le boxeur montois est considéré comme le chef de ce que le procureur général appelle une association de malfaiteurs.

Farid Hakimi
Farid Hakimi - Eric Ghislain

9h02 – Stéphane Pauwels est arrivé tôt sur place. Il est assis dans la grande salle d’audience, masque sur la bouche.

Stephane Pauwels, tout vêtu de noir, est assis sur une des chaises réserves aux prévenus, dans le grand hall de Lotto Mons Expo, où il y a pour le moment plus de policiers que de public. Il ne parle à aucun autre prévenu qui, coronavirus oblige, se trouve à distance respectable. Stéphane Pauwels garde ses distances, bras croisés, manches retroussées, avec son petit sac à dos posé à ses pieds et sa veste sur le dossier. Il regarde droit devant, attendant que le tribunal s’installe.

A la question comment va-t-il, il répond : « Demandez à mon avocat. Sinon, ça va. Comme quelqu’un qui se retrouve devant un tribunal… ». Stéphane pauwels est assis sur la même rangée que son ex-compagne Vanessa, à trois chaises d’elle. Entre eux, aucun regard.

Stéphane Pauwels
Stéphane Pauwels - SP

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