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Coronavirus: «Il est temps de reconnaître qu’il y a un problème», s’inquiète Erika Vlieghe

Coronavirus: «Il est temps de reconnaître qu’il y a un problème», s’inquiète Erika Vlieghe

Le nombre d’infections au COVID-19 est à nouveau en hausse, et ce n’est pas seulement parce qu’il y a plus de tests. « On ne peut pas comparer la situation actuelle avec celle du mois de mars. Maintenant, nous pouvons réagir beaucoup plus vite et avoir une meilleure vision de la situation », a expliqué l’infectiologue. « Mais, en même temps, nous ne devons pas minimiser le danger. Dire qu’il n’y a que peu d’hospitalisations et de décès, et détourner le regard du problème, c’est extrêmement dangereux ».

En ne reconnaissant pas ouvertement le problème, on est amené à sous-estimer le risque d’infection, y compris dans la sphère privée. « En disant qu’il faut repenser la bulle de cinq, on minimise le problème. Vous pouvez continuer à voir des gens, mais à l’extérieur et à distance. Il est préférable de limiter ses contacts étroits à cinq, même si c’est un réel défi à relever », a déclaré Erika Vlieghe.

Les experts de la cellule d’évaluation (Celeval) examinent les différentes façons dont nous pouvons garder nos contacts, tout en les limitant. « Vous calculez vous-même combien de personnes vous avez vues : si vous allez à un barbecue aujourd’hui, peut-être que vous n’irez pas à un concert demain », a cité l’experte comme exemple.

L’ancienne présidente du GEES appelle le gouvernement à communiquer activement sur le fait que les chiffres sont à nouveau en hausse et que cela doit être pris au sérieux. « Dès que l’on se trouve, comme maintenant, sur une courbe ascendante, il n’y a pas de marge d’erreur. Sinon, l’infection se propagera sous le radar et dès que l’on commencera à le remarquer dans le nombre d’hospitalisations et de décès, il sera déjà beaucoup trop tard. Puis nous reviendrons à une situation comparable à celle de mars et personne ne veut que cela se reproduise. Néanmoins, si nous continuons à détourner le regard du problème, c’est ce qui se passera. Maintenant que le virus a de nouveau le vent en poupe, on ne peut pas l’ignorer ».

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