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Procès «Hakimi/Pauwels»: Stéphane Pauwels passe à la barre, «l’idée était de lui faire peur. L’idée, c’était de lui foutre une baffe»

Procès «Hakimi/Pauwels»: Stéphane Pauwels passe à la barre, «l’idée était de lui faire peur. L’idée, c’était de lui foutre une baffe»

L’ancien boxeur montois, Farid Hakimi, est présenté comme le chef d’une association de malfaiteurs. Un prévenu a particulièrement attiré l’attention des médias : l’animateur de télévision Stéphane Pauwels. Son nom est cité dans le cadre d’une agression commise dans le Brabant wallon. L’animateur et son ancienne compagne sont soupçonnés d’avoir commandité les faits, ce qu’ils contestent.

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Stéphane Pauwels est passé la barre vers midi : « Je n’ai rien à voir avec ce home invasion, c’est un concours de circonstances. Je me retrouve dans une situation affective personnelle et je me retrouve seul. Pendant une année, je fréquente deux personnes infréquentables. Avec des déboires. De la drogue. Pendant un an, j’ai perdu le fil. J’étais avec une dame, harcelée par son ex-compagnon. Jamal Ennif me dit : tu veux que j’aille le voir ? Si il faut, il faut lui mettre une tarte. J’assume. je gagne bien ma vie. Je filais du mauvais coton. Je vais être honnête avec vous. J’ai déconné, pendant 1 an, j’ai vu des mauvaises personnes ». (Léger sanglot dans la voix). « J’assume mais en aucun cas, volonté de faire mal, d’abîmer ou de voler ».

C’est un Stéphane Pauwels très ému, bouleversé, qui s’exprime à la barre. « L’idée était de lui faire peur. L’idée, c’était de lui foutre une baffe. J’assume mais sans aucune volonté d’agressivité. La police ne pouvait rien faire et le gars harcelait ma compagne Vanessa, tous les jours ».

Qui a suggéré exactement ? Ce n’est pas trop clair. « Pour moi, Jamal Ennif va simplement aller trouver l’ex-compagnon de Vanessa pour lui dire : arrête. C’est tous les jours qu’il la harcelait. J’ai dit à Jamal : dis lui qu’il arrête (de harceler Vanessin) ». Selon Pauwels, c’est Ennfi qui a proposé de lui en foutre une pour lui faire peur. Le juge fait remarquer à Pauwels qu’il n’a pas retenu Ennif. « Pour être clair, j’ai dit à Ennif, dis-lui qu’il arrête de faire chier ».

Stéphane Pauwels reconnaît la volonté d’intimidation mais se dit « surpris par la violence » finalement commise dans la maison de Lasne.

« Je ne voulais pas y aller, je ne voulais pas me battre avec son ex-compagnon. Pour moi, c’est Ennif qui allait y aller. Pas pour faire mal, mais dire simplement à l’ex de Vanessa qu’il la laisse tranquille ».

Pauwels ponctue toutes ses phrases par « je vais être honnête, monsieur le président ».

Il conclut que si il avait connu un policier dans cette zone, la police serait intervenue pour calmer l’ex de Vanessa. « Mais pas de chance, je ne connaissais pas de policier dans cette zone ».

« Vanessa était dans une vengeance de femme », poursuit Pauwels. « Elle a dit devant Jamal Ennif que Frédéric, son ex-compagnon, cachait de l’argent dans son jardin. Elle disait souvent cela, devant plusieurs amis. Elle disait comme ça ».

Le juge l’interroge sur le plan des lieux retrouvé par la police. « Vanessa disait souvent qu’elle avait gardé un trousseau de clés et les plans de la maison. Je ne savais pas que Vanessa avait remis les clés à Jamal Ennif ».

Le président insiste : il veut savoir pourquoi Vanessa parlait de l’argent de son ex. « Elle racontait ça régulièrement, ce n’était pas par rapport à une agression. Elle disait à tout le monde que Frédéric, de par son métier de pépiniériste, avait beaucoup d’argent chez lui », répond Stéphane Pauwels.

Le président du tribunal veut comprendre jusqu’ou devait aller cette intimidation. « Dans mon esprit, c’est Jamal Ennif qui devait aller chez l’ex. il n’était pas question d’envoyer quelqu’un d’autre ».

Pauwels dit ne connaître que « 4 personnes dans cette salle. Je ne connais personne dans cette salle. Et non, Monsieur le président, je ne connais pas Farid Hakimi ».

Pauwels est aussi poursuivi pour entrave à l’instruction. Quelque 5000 euros auraient été versés à Hakimi pour qu’il dise qu’il ne connaissait pas.

« C’est un ami, Jeronimo, qui connaissait bien le frère de Hakimi et qui m’a proposé cela pour m’aider. Mais j’étais tellement acculé. C’est très con, au final ! J’ai laissé faire en pensant que ça allait m’aider. J’étais chez moi dans un mauvais état, avec tous les médias sur le dos. C’est vrai, j’ai répondu à mon ami que OK, qu’il aille voir Saïd Hakimi pour qu’il dise à Farid que ce dernier dise que je n’avais rien à voir dans l’affaire ». Pauwels précise qu’il n’y a pas eu les 5000 euros. « Nous, on n’a jamais parlé d’argent ».

Pauwels poursuit : « Pour moi, il n’était pas question de payer. Jeronimo a fait ça par amitié pour moi. il n’y avait aucune volonté d’agressivité ou de mauvaises pensées. Ca s’est fait sur un bon sentiment ».

Par rapport au chef d’enquête, Stéphane Pauwels déclare : « Il semblait avoir une obsession contre Farid Hakimi. A un point qu’il voulait me faire dire que je me faisais racketer par ce dernier ».

Stéphane Pauwels va se rasseoir. Vanessa, son ex-compagne, lui succède à la barre.

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