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Indra, mère de 3 enfants, n’arrive plus à joindre les deux bouts à cause du coronavirus: «150 euros de moins par mois font toute la différence»

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Indra, mère de 3 enfants, n’arrive plus à joindre les deux bouts à cause du coronavirus: «150 euros de moins par mois font toute la différence»
123RF

« Je suis une spécialiste du shopping créatif. Du shopping sans dépenser beaucoup d’argent. Mais parfois, mon cœur se brise lorsque mes enfants me demandent de leur acheter de nouvelles affaires », raconte Indra, 46 ans, à nos confrères de Het Laatste Nieuws.

Indra est femme de ménage. Célibataire, elle s’occupe de ses trois enfants, en âge d’aller à l’école. La rentrée a été difficile pour la maman qui n’arrive plus à joindre les deux bouts à cause du coronavirus. « J’ai été mise au chômage temporaire, ce qui m’a fait perdre 150 euros par mois sur mon salaire pendant un certain temps. Avant cela, je faisais déjà mes courses accompagnée de ma calculatrice et me rendais la plupart du temps dans des magasins de seconde main ».

« Depuis que mon compagnon est parti il y a sept ans, je suis seul, financièrement aussi. Il y a plusieurs années, les factures se sont accumulées. De nouvelles lunettes, un ordinateur pour l’école… J’ai fini endettée. Aujourd’hui, je travaille jour après jour pour garder la tête hors de l’eau, mais ce n’est pas facile pour moi », raconte-t-elle.

Une rentrée, qui implique un certain coût

Deux de ses trois enfants sont en secondaire, ce qui implique un certain coût : « H eureusement, ils comprennent tous les trois très bien la situation dans laquelle nous nous trouvons mais s’ils viennent parfois pour « négocier » parce qu’ils ont vu une publicité de quelque chose qu’ils veulent acheter, mon cœur se brise quand même. Récemment, ils sont venus me supplier pour acheter des Lego, j’ai accepté ».

La rentrée scolaire n’a donc pas été facile pour la maman : « De plus, mes enfants doivent suivre certains de leurs cours sur l’application « Smartschool », ils ont donc maintenant besoin d’un ordinateur fonctionnel. Nous n’en avons pas ». Heureusement, la maman a pu obtenir un prêt grâce à « Wellness Link » : « C’est fantastique que de telles initiatives existent », remercie Indra.

Selon une étude réalisée en Flandre, 7 Flamands sur 10 estiment que l’impact économique de la crise du coronavirus sera pire que le virus lui-même.

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